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Un appel d’offres sera lancé pour la réalisation d’une étude visant à évaluer l’état des sentiers et des infrastructures.
Un appel d’offres sera lancé pour la réalisation d’une étude visant à évaluer l’état des sentiers et des infrastructures.

Trois villages veulent reprendre en main le Sentier des Murailles

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Le Quotidien
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Les villages de Petit-Saguenay, L’Anse-Saint-Jean et Rivière-Éternité explorent la possibilité de reprendre en main le Sentier des Murailles, un réseau de 90 kilomètres de sentiers forestiers situé sur les terres publiques et laissé à l’abandon depuis la faillite de la Coopérative de solidarité Quatre Temps, en 2016.

Dans une période où le ski nordique, la raquette, la randonnée pédestre et le vélo de montagne connaissent une recrudescence de popularité, les maires de ces trois municipalités ont tenu des réunions visant à relancer l’utilisation et la gestion de ces sentiers multifonctionnels. Ces derniers sont d’ailleurs dotés de plusieurs portes d’entrée dans les municipalités citées.

Le sentier compte huit segments principaux à partir du point de départ de la route 170, à l’est du lac à Denis jusqu’au lac Emmuraillé, en passant par le secteur Périgny, le Mont-Édouard, le lac Tout nu, via le belvédère du Portage jusqu’au Cap à Donjean, à Petit-Saguenay.

Selon le maire de L’Anse-Saint-Jean, Lucien Martel, le Bas-Saguenay a une fois de plus l’occasion de se démarquer comme une destination de prestige pour les activités de plein air, et c’est pourquoi il y a une volonté ferme de relancer le Sentier des Murailles. L’occasion est d’autant plus belle que le réseau a déjà été en activité avec la présence de camps, de yourtes, de ponceaux et d’affichage, aménagés à l’époque par la coopérative.

Le réseau du Sentier des Murailles comprend un point de départ à Rivière-Éternité et s’étend jusqu’à Petit-Saguenay, sur une distance de 90 kilomètres.

Le travail consiste pour le moment à faire évaluer l’état du réseau et des infrastructures, les points d’intérêt à conserver ainsi que les investissements qui seraient nécessaires dans le cadre d’une étude de préfaisabilité.

« On a préparé un appel d’offres pour développer un projet et cerner l’ensemble des investissements qui seraient nécessaires, de même que l’impact récréotouristique », affirme le maire anjeannois.

C’est pourquoi une demande de financement sera adressée à la MRC du Fjord-du-Saguenay pour aider à la réalisation de cette étude par une firme spécialisée dans le domaine. Il faudra également explorer tout l’aspect de la sécurité liée à la gestion d’un tel réseau, incluant l’évacuation des personnes blessées ou ayant subi des problèmes de santé pendant le parcours et l’identification des premiers répondants dans ce territoire appartenant principalement à la couronne. L’organisme qui prendra en charge le réseau de sentiers devra également être déterminé. « On est en début de réflexion, mais il y a une volonté ferme d’aller de l’avant. »

Pour ce qui est d’un échéancier, le plus tôt sera le mieux, selon M. Martel, même s’il faudra effectuer la recherche pour des programmes de financement.

Après avoir goûté au plaisir de la nature à l’été 2020, les Québécois pourraient avoir le goût de récidiver. D’après les résultats d’une enquête en ligne réalisée par la Chaire de tourisme Transat à l’automne 2020, un voyageur québécois sondé sur trois affirme avoir augmenté sa fréquence de pratique d’activité de plein air, à l’été 2020. Quelque 14 % des répondants ont même déclaré être de nouveaux adeptes d’un sport ou d’une activité de plein air.