Palais de justice de Chicoutimi

Trois soeurs abusées par leurs frères et leur père

Un homme de 75 ans pourrait se retrouver derrière les barreaux pour des abus sexuels commis au milieu des années 50 sur ses trois sœurs. Il connaîtra sa sentence le 1er novembre.

L’homme qui habite maintenant en Ontario n’était pas présent jeudi au Palais de justice de Chicoutimi, mais sera de retour dans quelques semaines pour enregistrer des plaidoyers de culpabilité au tribunal pour adultes et aussi au tribunal de la jeunesse.

Les événements reprochés au septuagénaire, dont nous ne dévoilons pas l’identité afin de protéger celle des victimes, se sont déroulés entre 1955 et 1970 à la ferme familiale de Saint-Honoré et à d’autres occasions à Chicoutimi.

Selon les informations obtenues, l’accusé, ses frères et même le paternel ont abusé sexuellement des trois filles de la famille à cette époque.

Les accusations ont été déposées en 2017, après que le père des victimes abusées et des agresseurs soit décédé. D’autres frères de l’accusé sont aussi décédés depuis quelques années et aucune accusation n’a été déposée contre eux.

Quant au client de Me François Dionne, il aurait reconnu avoir commis les gestes qui lui sont reprochés durant toutes ces années.

Si les premières occasions étaient surtout exploratoires, en ce sens que le jeune homme regardait uniquement les parties intimes de ses sœurs, les gestes sont devenus beaucoup plus intimes et explicites et même dégradants au fur et à mesure.

L’individu aurait fait des cunnilingus à ses sœurs et serait allé jusqu’à avoir des relations sexuelles complètes rendues à l’âge adulte.

L’homme de 75 ans s’expose naturellement à une peine d’emprisonnement ferme en raison de la nature des gestes. Même si ceux-ci remontent à près de 50 ans, les tribunaux québécois et canadiens ne veulent pas passer sous silence ces événements.

Même s’il risque la détention, il est possible que l’homme puisse purger sa sentence en société, comme cela était prévu au Code criminel canadien à l’époque des gestes.