Trois résidences privées de Saguenay en grève

Trois résidences privées de Saguenay, membres du groupe Chartwell, entreront en grève à compter de jeudi à minuit. Le syndicat québécois des employées et employés de service, affilié à la FTQ, garantit toutefois que la santé et la sécurité des résidents ne seront pas affectées.

La Villa Chicoutimi, la Villa Saguenay et la Villa Jonquière sont frappées par cet avis de grève d’une durée indéterminée, en plus des quatre résidences situées dans la région de Québec.

À la suite d’une séance de conciliation entre le syndicat, le Tribunal administratif du travail et l’employeur, il a été convenu qu’aucun salarié du service des soins ne sera en grève. La première mouture de l’entente établissait une grève à 10 % du temps de travail des salariés, mais le Tribunal a recommandé de modifier l’entente pour ne pas nuire aux services essentiels destinés aux résidents.

Cependant, les cuisiniers et les serveurs aux tables tiendront des grèves à 20 % de leur temps passé au travail. Il en sera ainsi pour chaque quart de travail et les salariés alterneront entre eux pour assurer un maintien efficace des services. Les travailleurs à l’entretien et au service de buanderie auront également le droit de ne pas effectuer certaines tâches. Ces dernières sont expliquées dans les sept décisions du Tribunal administratif du travail, qui sont sous réserve d’une éclosion de COVID-19 dans l’une ou l’autre des sept résidences privées du groupe Chartwell visées par l’avis de grève.

Une menace de grève avait été soulevée à la mi-juin, mais le syndicat avait alors mentionné au Quotidien qu’il croyait possible d’en venir à une entente avant le 10 juillet. Il réclame un salaire minimum de 15 $ de l’heure et une augmentation d’un dollar par année pendant trois ans. Les salariés du groupe Chartwell ont actuellement un taux horaire de 13,10 $.