Syvain Ouellet, directeur général de la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets, et Mélanie Boivin, directrice générale du Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean.

Trois organismes unissent leurs forces pour offrir des services aux élèves des Premières Nations

Le Centre d’amitié autochtone du Lac-Saint-Jean (CAALSJ), la Commission scolaire du Pays-des-Bleuets et le Conseil des Atikamekw d’Opitciwan ont annoncé vendredi un nouveau protocole concernant les services offerts aux élèves des Premières Nations.

Le protocole d’entente vise à promouvoir la culture, la valorisation des langues autochtones, une meilleure communication et une compréhension mutuelle des enjeux afin que tous les étudiants des Premières Nations poursuivent leurs études dans des conditions optimales de réussite.

Ainsi, la CS s’engage à informer les familles des services offerts par le CAALSJ, notamment l’accompagnement offert tant pour les parents que les élèves du primaire ou du secondaire. Toute situation particulière sera communiquée au Centre d’amitié Autochtone par le biais d’une autorisation d’échange d’information préalablement signée par les parents qui souhaitent obtenir les services du CAALSJ.

Les services éducatifs d’Opitciwan s’engagent quant à eux à informer le CAALSJ lorsqu’une famille déménage dans la région du Lac-Saint-Jean, de manière à soutenir la CS du Pays-des-Bleuets, qui veille à réduire les impacts de la transition scolaire. Ces nouvelles initiatives permettront de créer des liens entre les étudiants de la communauté et ceux du territoire de la commission scolaire. « Ce projet de partenariat sera prometteur pour les étudiants », a indiqué Nathalie Potvin, directrice du Conseil en éducation des Atikamekw d’Opitciwan, par voie de communiqué.

Des activités de formation ont été offertes au personnel de la CS du Pays-des-Bleuets pour sensibiliser les acteurs concernés par la réussite éducative des jeunes étudiants autochtones. L’une de ces activités a été l’occasion pour plusieurs enseignants de s’engager à valoriser la langue dans leur milieu, une résolution particulièrement d’actualité en cette Année internationale des langues autochtones. « Le français est une langue seconde pour plusieurs de nos jeunes membres, il faut donc tenir compte de cet élément pour soutenir leur apprentissage, en plus des efforts d’adaptation qu’ils déploient face à leur arrivée en milieu urbain », précise Mélanie Boivin, directrice générale du CAALSJ.

Le CAALSJ offre des activités culturelles transmises par des aînés reconnus par la communauté des Premières Nations, et ce, dans le plus grand respect des enseignements traditionnels. « Ainsi, nous encourageons les différentes écoles à faire preuve de respect à l’égard des activités de promotion de la culture des Premières Nations. Nous poursuivons notre volonté d’établir d’étroites collaborations, notamment avec la Cité étudiante de Roberval pour soutenir nos jeunes de niveau secondaire. Les efforts pour réduire le décrochage des élèves des Premières Nations doivent être mis en priorité », a insisté Mélanie Boivin.