Louis Maltais fera bientôt son entrée à la Maison des naissances de Chicoutimi.

Trois nouvelles sages-femmes à la rescousse

La pénurie de sages-femmes tend à se résorber à Saguenay. Trois personnes viendront à la rescousse de la Maison des naissances de Chicoutimi, d’ici cet automne, dont le premier homme sage-femme du Québec, Louis Maltais. Des arrivées qui mettront un terme à la rupture de service qui frappe actuellement la région.

En effet, seulement trois sages-femmes sont en poste à l’heure actuelle, soit la moitié du plan d’effectif nécessaire au bon fonctionnement du service. La pénurie force d’ailleurs le déplacement d’accouchements vers l’hôpital plutôt qu’à domicile ou à la Maison des naissances. La direction du CIUSSS a confirmé, mercredi, l’embauche de trois professionnelles.

« C’est une bonne nouvelle, car on est vraiment en pénurie. La crise se vit à plusieurs endroits au Québec, mais ici, elle est plus marquée », constate Ingrid Arneberge-Joncas, membre du conseil des sages-femmes.

Les efforts d’embauche devront se poursuivre, car une sage-femme partira en congé de maternité cet automne et le poste de responsable est toujours affiché. Moins d’une vingtaine de sages-femmes par année graduent de l’Université du Québec à Trois-Rivières, seul établissement à offrir le baccalauréat en pratique sage-femme.

Rétention
La rétention des sages-femmes en région demeure le principal problème, selon l’équipe de professionnelles. Depuis l’ouverture de la Maison des naissances, aucune sage-femme originaire de la région n’a d’ailleurs travaillé à Chicoutimi.

« Des sages-femmes originaires d’ici, ça pourrait contribuer à la rétention. On va avoir nos premiers de la région cet automne, notamment avec Louis Maltais, natif du Saguenay-Lac-Saint-Jean », se réjouit Mme Arneberge.

Ce dernier a fait les manchettes dans la dernière année, en étant le premier homme à s’inscrire au baccalauréat en pratique sage-femme. Son titre, précisons-le, ne sera pas modifié pour « sage-homme », car le mot « femme » fait référence à la future mère.

Au cours de la dernière année, près d’une centaine de femmes ont été suivies par les professionnelles de la Maison des naissances. La moitié des mères ont accouché dans cette maison située devant l’hôpital de Chicoutimi. Une dizaine ont opté pour leur domicile et plus de 35 des mamans suivies ont finalement accouché à l’hôpital. Des chiffres qui correspondent aux moyennes québécoises.

+

ENTENTE HORS COURS

Une entente hors cours est intervenue entre le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) et un ex-employé qui a été exposé à de la poussière d’amiante. 

Claude Truchon a travaillé à l’hôpital de Chicoutimi, de 1963 à 1974. Dans une entrevue accordée à l’émission Enquête, le retraité a raconté avoir été régulièrement exposé à de la poussière d’amiante et souffre aujourd’hui d’une pachypleurite diffuse, reconnue comme une maladie professionnelle pulmonaire.

L’entente a été entérinée le 8 juin dernier. Mais comme toute entente hors cours, le montant versé à M. Truchon ne peut être dévoilé. « Nous avons convenu d’un règlement. Mais le contenu de l’entente comporte une clause de confidentialité », a confirmé le porte-parole du CIUSSS, Jean-François St-Gelais.

M. Truchon a quant à lui exprimé sa satisfaction à Enquête, sans en dire davantage sur la somme.