Le copropriétaire de Parachute Horizon, Pierre Boivin, expliquait aux femmes ce qui les attendait dans les airs.

Trois générations sautent dans le vide

La journée de vendredi restera marquée à jamais pour trois femmes d’une même famille qui se sont littéralement lancées dans le vide. Le trio composé de Suzanne Larouche (72 ans), de sa fille Nathalie Tremblay (52 ans) et de sa petite-fille Anne-Frédérique Turbide (20 ans) a partagé un moment unique alors qu’elles ont effectué leur premier saut en parachute chez Parachute Horizon, une entreprise basée à Alma.

Même si 52 années séparent la grand-mère de la petite-fille, cela ne les a pas empêchées de participer à l’activité proposée par Nathalie Tremblay. La femme de 52 ans reportait, depuis belle lurette, le projet de vivre son baptême du parachutisme.

En attente de leur saut, Anne-Frédérique Turbide et Nathalie Tremblay ont accueilli Suzanne Larouche qui venait de vivre l’expérience.

À l’approche des vacances estivales, Anne-Frédérique Turbide a décidé que le moment était venu de concrétiser le projet familial qui les conduirait à plus de 11 000 pieds dans les airs.

« On est très excitées et très heureuses de vivre cette expérience. Nous en parlons depuis quatre ans. On se disait, un jour, on va sauter en parachute. Je devais le vivre à 40 ans et j’ai dû attendre. Je me disais : un jour, je vais me reprendre. Et ça se passe aujourd’hui », a confié, quelques heures avant le grand saut, Nathalie Tremblay qui réside maintenant à Ottawa.

Une partie de la famille Tremblay accompagnait les trois femmes dans cette expérience de parachutisme.

Mme Tremblay tenait à vivre l’expérience dans sa région natale. « Je me disais, on attendra d’être en vacances au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Cela a plus de sens. Ce sont nos images. C’est la beauté du Saguenay–Lac-Saint-Jean que nous verrons des airs », a expliqué celle qui souligne l’importance de se lancer des défis.

Sa mère, Suzanne Larouche ne semblait pas être stressée par les émotions fortes qu’elle s’apprêtait à vivre. La femme plutôt calme rappelait qu’après tout, les instructeurs ont également leur propre vie entre leurs mains.

Les petites-filles, une autre fille de Suzanne Larouche et son mari la regardait compléter son saut.

Questionnée quant à la raison qui l’a poussée à sauter, Suzanne Larouche confirme l’amour indéniable d’une mère pour sa famille. « Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour nos enfants ? J’aime les projets des filles. Le premier but de ce projet, c’est l’amour de notre famille, c’était d’être en compagnie des filles. Ensuite, c’est de vivre l’expérience du saut à parachute », a-t-elle confié au Quotidien.

Une formation de quelques dizaines de minutes attendait les femmes avant le saut effectué en tandem en compagnie d’un instructeur. L’excitation se faisait sentir chez elles alors qu’elles ont observé des personnes en plein saut seulement quelques minutes avant leur baptême de parachutisme.

« J’ai réussi », voilà les mots prononcés par Suzanne Larouche à son retour au Hangar de Parachute Horizon.

La limite d’espace dans l’avion qui les conduisait entre les nuages a obligé le trio à vivre l’expérience en deux opérations.

Plusieurs proches s’étaient donné rendez-vous pour l’occasion. C’est sous l’encouragement de sa famille que l’aînée du groupe s’est élancée en premier. Le mari de Suzanne Larouche, Rosaire Tremblay, qui observait le tout, les deux pieds sur terre, a qualifié sa femme d’extraordinaire.

Les accolades chaleureuses se multipliaient après le saut de Suzanne Larouche.

D’autres membres de la famille ont avoué au Quotidien vivre autant d’émotions, et ce, même s’ils étaient restés sur le plancher des vaches.

D’autres projets

Anne-Frédérique Turbide, Nathalie Tremblay et Suzanne Larouche ne comptent pas se limiter à cette expérience alors qu’elles ont déjà d’autres idées. La montgolfière et la randonnée en traîneaux à chiens figurent sur la liste de la petite-fille, de la mère et de la grand-mère.

Suzanne Larouche a reçu les félicitations de sa belle-soeur et de son mari, Rosaire Tremblay.

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LE SAUT D'UNE VIE

(ACB) — Sans contredit, la première expérience de parachutisme fut plus que positive pour les trois femmes qui ont résumé, au Quotidien, ce qu’elles venaient de vivre.

« J’ai réussi. C’est sensationnel. Je suis fière de moi », voilà les mots prononcés par Suzanne Larouche à son retour au hangar de Parachute Horizon. À l’image d’une vedette, la femme de 72 ans a été accueillie par les cris et les applaudissements d’une partie de sa famille qui assistait à son saut.

L’expérience s’est avérée tout aussi marquante pour le reste du trio. « C’est fantastique. C’est à vivre par tous. On manque de mots pour l’exprimer. C’était de toute beauté de le vivre ici au Lac-Saint-Jean. Nous sommes aux anges », a confié, quelques minutes après avoir touché le sol, Nathalie Tremblay. 

« C’est un rêve réalisé. J’aurais jamais pensé que ce serait aussi amusant. Je me sentais comme un petit oiseau », a secondé sa fille, Anne-Frédérique Turbide.

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PAS DE LIMITE D'ÂGE

(ACB) — Ce n’est pas tous les jours que des personnes de plus de 70 ans s’élancent d’un avion en compagnie d’un instructeur. 

Malgré cela, l’âge de Suzanne Larouche n’a pas été un frein à son désir de réaliser son tout premier saut en parachute en compagnie de sa fille et de sa petite-fille. 

Questionné à ce sujet, le copropriétaire de Parachute Horizon, Pierre Boivin a confié au Quotidien qu’une personne de 88 ans a déjà fait le saut en compagnie de son équipe. 

Celui-ci rappelle, qu’en cas de doute, un médecin pourra répondre aux interrogations de ceux qui désirent vivre l’expérience. Pierre Boivin explique qu’une personne plus âgée qui est dans une bonne forme physique devrait être en mesure de le faire.

En revanche, les personnes intéressées à sauter en parachute doivent, dans la plupart des cas, être âgées de plus de 18 ans.