La Maison Isidore-Gauthier, construite en 1868 et située sur le boulevard du Saguenay Est à Chicoutimi, avait été démolie en mai.
La Maison Isidore-Gauthier, construite en 1868 et située sur le boulevard du Saguenay Est à Chicoutimi, avait été démolie en mai.

Trois conseillers de Saguenay étudieront les demandes de démolition

Saguenay a formé un nouveau comité, qui sera chargé d’étudier les demandes de démolition de bâtiments sur le territoire. Les conseillers Simon-Olivier Côté, Carl Dufour et Raynald Simard veilleront au grain, afin que la Ville ne se fasse plus jouer de mauvais tours.

C’est à la suite de la démolition de la Maison Isidore-Gauthier, construite en 1868 et située sur le boulevard du Saguenay Est à Chicoutimi, en mai dernier, que Saguenay avait convenu de créer un tel comité. Quelques jours plus tôt, la démolition de la maison construite par l’architecte Jacques Coutu, dans le quartier Notre-Dame, toujours à Chicoutimi, avait aussi soulevé plusieurs réactions négatives de la part des citoyens, qui estimaient que la municipalité ne préservait pas le patrimoine tel qu’il se doit.

La formation du comité de trois conseillers a été annoncée en séance du conseil municipal, lundi soir.

« Il faut s’assurer une réflexion et étudier les demandes de démolition, afin qu’on ne soit pas mis au courant le matin de la démolition, comme dans les deux derniers cas », a fait savoir la mairesse de Saguenay, Josée Néron.

Simon-Olivier Côté, Carl Dufour et Raynald Simard, soit un conseiller par arrondissement, seront donc chargés dès aujourd’hui d’étudier chaque demande de démolition de bâtiment ayant un caractère architectural ou patrimonial ou ayant été construit à une certaine époque. Ils pourront être conseillés par des experts du patrimoine et de l’architecture durant le processus.

Le pont de Sainte-Anne sera reconnu comme construction patrimoniale par la Ville de Saguenay.

Cette façon de faire permettra à la Ville de voir avec le propriétaire ou l’acheteur, le cas échéant, s’il y a une alternative avant d’en arriver à la démolition.

Deux sujets concernant la démolition de bâtiments ont par ailleurs été abordés durant la séance du conseil. Simon-Olivier Côté a d’abord demandé aux élus qu’une décision soit prise quant à l’autogare de la rue du Havre de Chicoutimi, qu’il a qualifié de « dégueulasse ». Le conseiller a demandé à ce que le bâtiment soit démoli et qu’un travail de réflexion en ce sens soit amorcé rapidement.

L’avenir du Camp des hommes de Chicoutimi-Nord a aussi été abordé par le conseiller Marc Pettersen. Ce week-end, des citoyens inquiets quant à une possible démolition du bâtiment avaient lancé une pétition. Le conseiller a rappelé qu’aucune décision n’avait encore été prise en ce sens.

Deux infrastructures nommées patrimoniales

Le pont de Sainte-Anne de Chicoutimi et l’ancien hôtel de ville de Jonquière seront reconnus comme des infrastructures patrimoniales par la Ville de Saguenay.

Les membres du conseil de Saguenay ont voté des avis de motion en ce sens, lundi soir. La Ville, en respectant certains critères établis, peut désigner des bâtiments et des immeubles en tant que construction patrimoniale. Le vieux pont vert et l’ancien hôtel de ville jonquiérois, situé sur la rue Saint-Dominique, auront donc ce statut, ce qui facilitera les demandes de subventions pour les rénovations et les projets de réfection.

Le conseiller municipal de Chicoutimi-Nord, Marc Pettersen, s’est d’ailleurs réjoui de cette décision, puisqu’il milite depuis plusieurs années pour que le vieux pont, qui est emprunté par les piétons, puisse faire l’objet de travaux de réfection.

Soulignons que le pont de Sainte-Anne (nommé en l’honneur du village de Sainte-Anne-de-Chicoutimi) est un pont en treillis. Précédé par un service de traversiers, il représenta, de 1933 à 1972, la seule liaison directe entre la ville de Chicoutimi et la couronne nord du Saguenay. La construction du pont Dubuc viendra rendre obsolète cette traverse.