Le président du conseil des commissaires, Éric Bergeron, a indiqué ne pas être au courant qu’une telle décision avait été prise.

Trois cadres suspendus sans solde

Trois cadres de la Commission scolaire (CS) de La Jonquière seraient actuellement suspendus sans solde à la suite de mesures disciplinaires imposées par la direction.

Selon ce que Le Progrès a pu apprendre, les trois cadres ont été invités, la semaine dernière, à retourner à leur domicile. Aucune information n’a été dévoilée sur les raisons de ces décisions.

Interrogé par le journal, le président du conseil des commissaires, Éric Bergeron, a indiqué ne pas être au courant qu’une telle décision avait été prise. « Je n’ai pas de commentaires à faire, car je ne suis pas au courant », a-t-il affirmé.

Interrogé afin de savoir s’il est possible que le président de la CS de La Jonquière ne soit pas au courant d’une telle décision, M. Bergeron a laissé voir que c’était effectivement possible. « Il s’agit de décisions administratives. Ça touche les ressources humaines et des dossiers d’employé. Nous ne sommes pas nécessairement mis au courant. Il faut savoir que nous avons environ 2000 employés parmi notre personnel », a mis en relief le président Bergeron.

Malgré de nombreuses communications avec certaines personnes proches de la CS de La Jonquière, il n’a pas été possible de connaître les raisons exactes de ces suspensions. Les gens interrogés disent savoir qu’il se passe quelque chose depuis quelques jours, mais ne peuvent en dire beaucoup plus.

Selon ce qui circule, un cadre aurait fait preuve de favoritisme envers un proche employé afin de lui octroyer une promotion. « Nous n’avons aucun commentaire à faire. Notre politique est claire sur le fait que nous ne commentons pas les dossiers de nos employés », a précisé Samuel Trépanier-Brown, secrétaire général de la CS.

Questionné sur la possibilité que trois employés-cadres aient été suspendus, M. Trépanier-Brown a mentionné qu’il ne voulait ni confirmer ni infirmer l’information du Progrès.

D’autres cas
Si la CS de La Jonquière se trouve en eau trouble présentement, elle ne fut pas la seule à être éclaboussée sur la place publique au cours des dernières années.

Sa voisine, la CS des Rives-du-Saguenay, a fait les manchettes à de nombreuses reprises, notamment avec la saga de l’ex-directrice générale Chantale Cyr. Celle-ci a été congédiée quelques mois après avoir été embauchée. Elle a porté plainte et une poursuite a été intentée contre les dirigeants de la CS des Rives-du-Saguenay.

Toujours du côté de cette commission scolaire, l’ex-directeur des finances Carl Duchesne a reconnu récemment sa culpabilité à des voies de fait contre un employé. Il a remis sa démission. Au tribunal, il a reçu une absolution conditionnelle.

Deux autres dossiers ont retenu l’attention lorsqu’Éric Bergeron, un concierge en congé de maladie, a menacé de faire le ménage auprès d’étudiants et du personnel de l’école Dominique-Racine. Il a été déclaré non responsable de ses actes.

Finalement, un autre directeur des finances, Stéphane Côté, a posé un geste fatidique le 31 mars 2016, après avoir appris qu’un autre psychologue, nommé par la CS des Rives-du-Saguenay, devait le rencontrer afin d’évaluer son cas. Le coroner Sylvain Truchon avait émis un blâme à l’endroit des dirigeants de la CS des Rives-du-Saguenay sur leur façon de faire dans ce dossier.