Le président du Conseil des commissaires de la Commission scolaire De La Jonquière, Éric Bergeron, a confirmé le départ de trois cadres.

Trois autres cadres quittent à la Commission scolaire De La Jonquière

Après le congédiement de deux cadres le 6 novembre dernier pour des remboursements de frais, la Commission scolaire De La Jonquière a dû faire face à deux démissions de cadres et à un départ avec congé sans solde pour aller travailler dans une autre commission scolaire.

C’est ce qu’a confirmé au Quotidien, le président de la CS, Éric Bergeron, en marge de la séance ordinaire du Conseil des commissaires tenue mardi soir.

Lors de la séance, la démission du secrétaire général, Samuel Trépanier-Brown, a été notée par les commissaires. Ensuite, un comité a été formé pour nommer un nouveau directeur ou une nouvelle directrice au Service du secrétariat général et des communications. En entrevue avec Le Quotidien, M. Brown, qui est notaire, a raconté avoir décidé de retourner à la pratique privée au sein de l’étude notariale Bouchard et Brown.

Le Service des ressources financières a été particulièrement touché. Le directeur Jean-François Leblanc a quitté avant les Fêtes pour devenir plutôt directeur du Service des ressources financières de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay à Chicoutimi. Il a demandé, et obtenu, un congé sans traitement. Son remplaçant par intérim a été nommé mardi soir. De plus, la coordonnatrice Julie Lapierre a également quitté, sa dernière journée de travail étant justement mardi, a confirmé M. Bergeron.

Le secrétaire général de la Commission scolaire De La Jonquière, le notaire Samuel Trépanier-Brown, a décidé de retourner à la pratique privée.

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, les relations entre les cadres et le Conseil des commissaires ne seraient pas au beau fixe. Comme il avait été bien visible le soir du 6 novembre lors de la séance du conseil, les cadres toujours en poste ont mal digéré le sort réservé à leurs collègues. Tel qu’annoncé dans ces pages, la directrice générale Jacynthe Bond a par la suite rencontré les cadres dans les jours qui ont suivi. Selon le président Bergeron, les relations « auraient repris leur cours normal. Ça va bien, les gens travaillent pour les jeunes ».

Éric Bergeron ne croit pas que les trois départs sont liés au climat de travail découlant des congédiements. « Je ne pense pas que c’est dans les raisons qu’on a eues », a-t-il dit.

En appel

Pendant ce temps, le dossier des congédiements suit son cours alors que l’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS) a mis de l’avant son intention d’aller en appel pour défendre ses membres. Le dossier se retrouve devant le Greffe des tribunaux d’arbitrage du secteur de l’éducation. Un président de comité d’appel devrait être nommé prochainement pour étudier le cas. Deux possibilités sont présentes, alors qu’il se peut que d’un commun accord les deux parties s’entendent sur une nomination. Dans le cas contraire, la personne pourra également être nommée par le président du greffe sur demande.

« Ils sont allés en arbitrage. Ils utilisent ce à quoi ils ont droit », a-t-il commenté. L’audition et la prise d’une décision pourraient s’écouler sur plusieurs mois.

Rappelons que les deux cadres, comptant plus de 20 ans d’ancienneté, avaient été relevés de leurs fonctions à la suite d’une enquête interne concernant des remboursements d’hébergement, de déplacements et de repas. Une enquête externe de la firme Raymond Chabot Grant Thornton était venue confirmer la situation, avaient estimé les commissaires. Le second rapport avait été vivement dénoncé par le directeur des relations de travail au sein de l’AQCS, Conrad Berry. Il avait alors annoncé l’intention de son association d’aller en appel.