Vers 8h45, 13 hommes et 12 femmes se sont élancés dans le lac Saint-Jean en direction de Roberval sous un ciel dégagé, devant quelques centaines de personnes.

Traversée: les nageurs sur une bonne lancée en combinaison

Le port de la combinaison isothermique était optionnel samedi matin avec une eau à 18 degrés Celsius, mais seule la Félicinoise Dania Bélisle a choisi de ne pas la porter parmi les 25 athlètes au départ à Péribonka du Grand Prix de nage en eau libre FINA de 32 kilomètres, le clou de la 63e Traversée internationale du lac Saint-Jean.
La jeune femme, qui souhaite seulement compléter le marathon dans les temps réglementaires même si cela signifie finir dernière, avait déjà exprimé son inconfort par rapport au «wetsuit» plus tôt cette semaine. «Les nageurs attendaient à la dernière minute, mais ils ont finalement pris la décision entre eux», explique le responsable des communications Kevin Couture.
Vers 8h45, 13 hommes et 12 femmes se sont élancés dans le lac Saint-Jean en direction de Roberval sous un ciel dégagé, devant quelques centaines de personnes. L'Allemand Alexander Studzinski a rapidement pris la tête du peloton, ou plutôt de la file indienne, puis a été dépassé par le Québécois Philippe Guertin. Ils étaient suivis des Français Bertrand Venturi et Édouard Lehoux à un rythme soutenu. Les positions se sont ensuite alternées.
Parmi les favoris masculins, on compte aussi le Québécois Xavier Desharnais qui a fait une remontée vers 9h30, l'Italien Edoardo Stochino qui a fini deuxième en 2016 et le vétéran Argentin Damian Blaum. La surprenante Québécoise Jade Dusablon, qui a obtenu la deuxième place l'an dernier chez les femmes, et Sabryna Lavoie de Saint-Bruno, qui en est à sa cinquième Traversée, visent le podium féminin.
Après près de deux heures dans l'eau, Lehoux avait pris les devants, Guertin pas très loin. Le Macédonien Evgenij Pop Acev était troisième. L'Italienne Martina Grimaldi était la première femme au dixième rang.
Avec le «wetsuit» et les bonnes conditions météorologiques, la Traversée pourrait être accomplie rapidement. Le record sur la distance est de 6 h 22 min 48 s pour les hommes et de 6 h 34 min 06 s chez les femmes.
La réglementation était nouvelle cette année au célèbre marathon de nage en eau libre. En bas de 18 degrés, la combinaison de néoprène est obligatoire. Les athlètes ont le choix de la porter ou non entre 18 et 20 degrés, et elle est interdite lorsque l'eau dépasse les 20 degrés. Les responsables de la FINA ont pris les mesures de température à six endroits différents, à partir de l'embouchure de la rivière Péribonka, vers 6h30 samedi matin.
Le «wetsuit» a causé une petite controverse lorsque la contrainte a été annoncée. Des nageurs n'aiment pas la porter et ressentent parfois des douleurs au cou, notamment. D'autres compétiteurs espéraient plutôt pouvoir enfiler la combinaison isothermique, comme la Russe Anna Mankevich.
Le vêtement procure tout de même un avantage important, puisque les nageurs ne perdent pas d'énergie à combattre le froid. La combinaison permet aussi de nager plus vite, jusqu'à cinq secondes aux 100 mètres selon l'entraîneur Tomi Stefanovski, champion de la Traversée en 2013.
Il est possible de suivre la compétition en webdiffusion au traversee.qc.ca, d'abord en audio seulement puis avec visuel dès 12h30. Le premier ministre du Québec Philippe Couillard sera présent à Roberval pour accueillir les nageurs.