Le député Sylvain Gaudreault a dévoilé la stratégie du pont Dubuc hier, en conférence de presse.

Travaux de 45 M$ sur le pont Dubuc

Le ministère des Transports du Québec réalisera des travaux de 45 M$ sur une période de cinq ans sur le pont Dubuc. La somme vise à améliorer la structure, assurer une plus grande fluidité du trafic, réaliser une étude de circulation pour un nouveau pont et une évaluation structurelle du pont de Sainte-Anne dont l'utilité a retenu l'attention des ministres Stéphane Bédard et Sylvain Gaudreault pendant la dernière crise.
<p>Le ministère des Transports du Québec réalisera des travaux de 45 M$ sur une période de cinq ans sur le pont Dubuc.</p>
Les députés de Chicoutimi et Jonquière avaient convoqué la presse, hier matin, pour dévoiler la stratégie du pont Dubuc. Un événement qui, selon les ministres, n'a pas de lien avec la fièvre électorale qui s'empare du Québec alors que les membres du gouvernement sont sur toutes les tribunes.
«Nous devions dévoiler la stratégie du pont Dubuc en décembre comme nous nous étions engagés à le faire. Il y a eu l'incendie du pont Dubuc et il a fallu reporter l'annonce de la stratégie et c'est ce que nous faisons. Cette stratégie est basée sur la fluidité du transport et la sécurité des utilisateurs. Nous avons ajouté une enveloppe de 20 M$ de plus que l'annonce faite en 2011 et elle prendra fin un peu plus tard», a expliqué le ministre des Transports Sylvain Gaudreault.
Au chapitre de la structure, certains travaux ont été réalisés. Le président du Conseil du Trésor avance que les dépenses ont été de l'ordre de 6,5 M$ jusqu'à maintenant. Il s'agit du renforcement des piliers du pont ainsi que du changement des appareils d'appui sur les piliers.
Selon Stéphane Bédard, l'échéancier a été conçu en fonction de conserver la fluidité de la circulation. Le ministère pourrait réaliser plusieurs phases en même temps, mais cette solution causerait des problèmes de circulation. «On a connu les inconvénients de la fermeture du pont et on ne veut pas que cette situation se reproduise. On veut réaliser les travaux en limitant les impacts sur la fluidité de la circulation», ajoute Stéphane Bédard.
Les travaux qui auront le plus d'impact sur la circulation seront réalisés pendant les années 2015-2016 selon le directeur régional Donald Turgeon. Il s'agit des travaux de réfection des parties du tablier du pont qui sont les plus endommagées. Selon Donald Turgeon, ce sont des endroits où il y a de fortes accumulations de glace. Cette phase comprend également la réfection des joints de dilatation.
Le calendrier comprend des modifications aux accès du pont avec, en 2019, la démolition de la bretelle qui permet d'accéder au pont en direction nord à partir du boulevard Saguenay, un endroit particulièrement propice aux accidents. Une étude de faisabilité sera de plus réalisée pour la construction d'une troisième voie en direction nord dans la côte Sainte-Geneviève. Cette nouvelle voie permettrait de donner plus de fluidité pendant l'heure de pointe du soir alors que les automobilistes qui doivent se rendre dans les quartiers Saint-Henri et Vanier pourraient l'emprunter avant d'amorcer la montée.
Le ministre des Transports a de son côté confirmé que les appels d'offres seront lancés d'ici quelques mois pour la réalisation d'une étude de circulation entre les rives nord et sud du Saguenay. L'objectif du ministère est de débuter l'étude dès l'été pour connaître avec le plus de précision possible le meilleur emplacement pour un futur pont. Les municipalités des deux rives seront mises à contribution pour que la circulation soit en bonne partie conditionnée au développement futur de la rive nord.
Dans l'esprit du député de Chicoutimi, un troisième pont sera érigé sur le Saguenay dans les prochaines années pour répondre aux nouveaux besoins. Le gouvernement veut toutefois s'assurer de bien répondre aux réalités de croissance des municipalités.
Le dernier élément est le pont de Sainte-Anne. Le gouvernement du Québec entend proposer à la ville de Chicoutimi de réaliser une évaluation pour connaître l'état exact du pont et sa capacité portante. Stéphane Bédard souhaite entreprendre des discussions avec Saguenay en ce sens. Il est encore trop tôt pour parler d'investissements dans cette structure qui a été transférée à la ville il y a plusieurs années.
Ltremblay@lequotidien.com