Les services du transport adapté sont diminués depuis la semaine dernière.

Transport adapté de la STS: une pétition lancée

Une pétition a été lancée, mercredi, dans l’espoir de forcer le retour des services du transport adapté de la Société de transport du Saguenay (STS), qui a subi des coupes la semaine dernière. Quelques heures à peine après avoir été mise en ligne, la pétition avait récolté plus de 140 signatures.

La pétition «On veut notre transport adapté pour aller à la discothèque le vendredi à Chicoutimi et Jonquière» est une initiative de Catherine Desbiens, qui utilise le transport entre sept et dix fois par semaine. «La discothèque, c’est important pour moi, car on peut faire du social et de l’exercice, tout en dansant sur de la bonne musique», a souligné Catherine Desbiens, lors d’un échange avec Le Quotidien.

Rappelons que la STS a annoncé devoir couper les transports de groupes, les vendredis soir et les fins de semaine, puisque le manque de main-d’oeuvre chez les sous-traitants fait en sorte que les transports de masse ne sont plus possibles.

Si la STS assurait que les services étaient touchés seulement les vendredis soir et les fins de semaine, une autre utilisatrice du transport adapté, Audrey Savard, ne pourra avoir de transport pour son cours de danse jeudi, puisque les personnes en fauteuil roulant ont été privilégiées. «Je comprends, mais il va falloir que je prenne l’autobus régulier», a affirmé la jeune femme atteinte d’une déficience intellectuelle, qui ne se sent pas à l’aise d’utiliser le transport en commun en soirée. De plus, l’activité l’Amical, qui regroupe des personnes handicapées, a dû être annulée, jeudi en après-midi, puisque le transport était difficile à assurer.

De son côté, Catherine Desbiens espère que sa pétition pourra faire avancer les choses, puisque selon elle, le service offre une liberté aux usagers. Il permet aussi aux parents ou aux proches de personnes handicapées d’avoir un peu de répit, lorsque ces jeunes, mais aussi ces moins jeunes, participent à des activités.

Chaque vendredi soir, par exemple, une soirée style discothèque est organisée à Chicoutimi et à Jonquière. Une centaine de personnes souffrant de handicaps intellectuels ou physiques s’y retrouvent.