Les familles étaient invitées à donner une seconde vie à leur sapin de Noël en l’amenant samedi au Centre de valorisation des ressources forestières de la Coopérative forestière Ferland-Boilleau lors de l’événement Distille ton sapin.

Transformer son sapin de Noël en huiles essentielles

Donner une seconde vie à son sapin de Noël naturel en le transformant en huiles essentielles. C’est ce que proposait pour une quatrième année la Coopérative forestière Ferland-Boilleau samedi lors d’une journée familiale permettant d’assister au procédé d’extraction des huiles essentielles des sapins grâce au grand alambic de la coopérative.

Malgré les routes enneigées, plusieurs familles se sont déplacées au Centre de valorisation des ressources forestières de la coopérative pour dire un dernier au revoir au temps des Fêtes et au roi des forêts qui a orné leur salon pendant les dernières semaines, lors de l’événement Distille ton sapin.

Les sapins reçus étaient taillés à l’aide d’une tronçonneuse afin de récupérer les branches de l’arbre. Le tout était ensuite transféré dans une boîte dont le contenu était chargé et compacté dans l’alambic que l’on retrouve au fond du vaste entrepôt du centre.

La coopérative de Ferland-et-Boilleau utilise cet appareil servant à la distillation pour extraire des huiles essentielles de différentes plantes ou essences de bois de la forêt boréale, qu’elle vend ensuite sur le marché nord-américain ou européen.

«L’idée de l’événement, à l’origine, c’était de faire comprendre aux gens qu’il peut se faire des huiles essentielles ici et que ce n’est pas juste des huiles importées de différents pays», a expliqué Éric Simard, directeur administratif de la coopérative forestière et également coprésident de BoréaRessources, la filiale de la coopérative dédiée aux huiles essentielles.

Plusieurs personnes ont amené leur arbre naturel samedi à Ferland-et-Boilleau, malgré que les routes étaient enneigées samedi.
Les sapins reçus étaient taillés à l’aide d’une tronçonneuse afin d’en récupérer les branches.

Distillation à la vapeur

Au terme du procédé de distillation à la vapeur, qui prend de trois à quatre heures, les personnes présentes recevaient gratuitement en après-midi une petite bouteille des huiles essentielles extraites des branches de sapins.

Les huiles essentielles sont récupérées à partir des molécules volatiles produites par la vapeur, qui est refroidie et recondensée, a expliqué M. Simard, en vulgarisant le procédé à partir d’un petit alambic, accompagné de Benoit Roger, président de l’entreprise Alchemia Solutions, et qui travaille également pour Laboratoires PhytoChemia. Les deux laboratoires de Chicoutimi sont partenaires du centre de valorisation.

Prestation musicale, tourtière, tours de traîneau à chiens et feu de joie étaient proposés sur place pendant la journée aux participants.

Les branches de sapins étaient chargées dans une boîte destinée à alimenter l’alambic.
L’alambic de la coopérative, un appareil servant à la distillation, était utilisé pour extraire des huiles essentielles des branches de sapins.

Popularité des huiles essentielles

Lors du passage du Quotidien sur l’heure du dîner samedi, plusieurs sapins de Noël avaient déjà été reçus, seulement une heure après le début de l’événement. À ce rythme, Josée-Anne Lévesque, coordonnatrice à la valorisation des ressources forestières à la coopérative, estimait que l’achalandage de l’activité dépasserait celle des éditions précédentes, notamment en raison de la popularité des huiles essentielles. «On a eu beaucoup de sapins, plus que les autres années», a-t-elle souligné.

Josée-Anne Lévesque, coordonnatrice à la valorisation des ressources forestières de la Coopérative forestière Ferland-Boilleau
Éric Simard, directeur administratif de la coopérative forestière et également coprésident de BoréaRessources

Quelque 175 personnes étaient attendues lors de la journée. Les bouteilles d’huiles essentielles redistribuées aux participants pourront être utilisées dans des diffuseurs, par exemple, mais il n’est pas conseillé d’appliquer l’huile directement sur la peau.

«La provenance des sapins, on ne la connaît pas. Nous, quand on produit une huile, on est certifiés biologiques; on fait faire une analyse, on le sait qu’il n’y a aucun composant chimique dedans. Mais dans un diffuseur, il n’y a aucun problème», a expliqué la coordonnatrice.

Peu après le début de la quatrième édition de Distille ton sapin, l’achalandage était déjà plus élevé que par les années précédentes.

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JOUR DE COLLECTE POUR SAPIN DU BON SENS

Ceux qui n’ont pu se rendre à Ferland-et-Boilleau samedi pour donner une seconde vie à leur sapin de Noël avaient tout de même l’occasion de recycler leur arbre naturel lors de la 28e édition de Sapin du bon sens, en allant le porter dans l’un des points de dépôt du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Une quarantaine de points de dépôt étaient proposés aux citoyens dans différentes municipalités lors de cette journée régionale de collecte, que ce soit dans les écocentres ou dans les garages municipaux.

Le choix d’un sapin naturel est plus écologique que l’achat d’un sapin artificiel, selon l’utilisation qui en est faite. Un sapin artificiel doit en fait être utilisé pendant 20 ans pour annuler son impact négatif sur l’environnement, précise-t-on en ligne sur la page de l’événement. La fabrication et le transport d’un sapin artificiel émettent autant de CO2 qu’une voiture compacte qui parcourt 322 kilomètres.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean est le seul endroit de la province où la collecte est coordonnée à l’échelle régionale, en partenariat avec la Ville de Saguenay, la MRC du Fjord-du-Saguenay et la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean.