Le photographe du Quotidien a été en mesure de prendre un des individus arrêtés en photo. Six individus ont comparu à Chicoutimi, un autre par visio-conférence de Chibougamau et deux dans Joliette.

Trafic de stupéfiants: 63 chefs d’accusation contre neuf individus

Neuf individus, dont six de Jonquière, font face à un ensemble de 63 chefs d’accusation de trafic, de possession, de complot pour trafic, de vente et de distribution de stupéfiants.

Environ 30 policiers des crimes majeurs de la Sûreté du Québec (SQ), de l’Escouade régionale mixte et du Service de police de Saguenay ont procédé, très tôt mardi matin, à des perquisitions à Jonquière, à Chibougamau, à Mascouche et à Terrebonne dans le cadre du projet Palmure.

Les policiers régionaux viennent de donner un deuxième grand coup au milieu criminalisé et aux revendeurs de stupéfiants.

Sept des individus ont comparu devant le juge Pierre Simard, de la Cour du Québec, mardi après-midi, au Palais de justice de Chicoutimi.

Steeve Aubé (31 ans), de la rue Sainte-Berthe à Jonquière, fait face à neuf chefs d’accusation pour la possession, la distribution et le trafic de substances illicites.

Olivier Carrier-Labelle (26 ans), de Mascouche, et Olivier Ouimet (28 ans), de Terrebonne, doivent répondre de huit chefs similaires.

Maxime Larcher (28 ans), de la rue Pedneault, et Thommy Champagne, de la rue de Régina, à Jonquière, sont accusés de deux chefs de trafic et d’un troisième lié à la possession dans le but d’en faire le trafic.

De plus, Champagne a été arrêté en possession illégale d’un poing américain et d’un pistolet à impulsion électrique et en possession de cocaïne.

D’autre part, Francis Chapdelaine, de la rue Octave à Jonquière, a vu Me Marie Sirois, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), inscrire neuf chefs d’accusation de trafic, de possession, de complot pour le trafic, de vente et de distribution de stupéfiants. Maxim Tremblay, 20 ans, de la rue Sainte-Justine à Jonquière, doit faire face à huit des mêmes chefs que Chapdelaine.

Les individus arrêtés dans le cadre du projet Palmure ont été amenés à l’intérieur du palais de justice sans être visibles pour le photographe.

Steeven Bélanger (31 ans), de Chibougamau, est accusé à sept reprises de complot, de trafic et de possession. Même chose pour Maxime Langlois-Savard (18 ans), de la rue de l’Acadie à Saguenay.

Les opérations policières ont permis de saisir 75 000 comprimés de métamphétamine, environ 250 grammes de cocaïne, cinq kilogrammes de cannabis et 20 000 $ en argent canadien. Un véhicule a été saisi.

Francis Chapdelaine a recouvré sa liberté en attendant de trouver un endroit pour suivre une thérapie fermée et avec un dépôt de 300 $. Maxim Tremblay a aussi été remis en liberté avec un dépôt de 500 $.

« Il s’agit d’un réseau important étant donné qu’il y avait une certaine sophistication et une certaine planification derrière tout ça. Chaque individu avait un rôle à jouer dans ce réseau. Nous avons arrêté toutes les personnes visées. Il n’y a pas d’autres arrestations à venir », a mentionné Me Marie Sirois.

« Certains des individus arrêtés possèdent des antécédents judiciaires, mais personne n’a de dossiers très imposants », a-t-elle ajouté.

Me Olivier Théorêt, qui représente les intérêts de Francis Chapdelaine, a obtenu la remise en liberté de son client à la condition qu’il se rende rapidement dans une thérapie.

« Mon client n’a pas d’antécédent judiciaire. Il n’a que 22 ans. Les accusations sont graves. Il fait face à neuf chefs d’accusation reliés aux stupéfiants. Nous voulons l’envoyer en thérapie, car il a une grave problématique de consommation. C’est sa volonté d’aller en thérapie pour six mois », a précisé Me Théorêt.

Deuxième opération

Il s’agit de la deuxième opération policière d’envergure à Saguenay en une semaine.

Les policiers ont mené des perquisitions à quatre adresses à Chicoutimi et à Saint-David-de-Falardeau, mettant à mal un réseau de trafiquants de cocaïne qui sévissait notamment au bar Le Flirt de Chicoutimi.

Les policiers ont estimé qu’il se transigeait 250 grammes de cocaïne chaque semaine à ce bar. La valeur annuelle est estimée à environ 1,4 million de dollars.