L’industrie du tourisme propose des solutions à la pénurie de main d’oeuvre. PHOTO ARCHIVES LE QUOTIDIEN, GIMMY DESBIENS

Tourisme: retarder la rentrée scolaire

Loin d’être épargnée par la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe la province, l’industrie du tourisme lance un cri du coeur aux futurs élus. L’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ) propose même de retarder la rentrée collégiale afin de prolonger la prolifique période estivale.

En pleine période électorale, l’AITQ propose dix pistes de solutions pour régler un problème qui touche autant les restaurateurs, hôteliers et autres commerçants qui dépendent d’une main-d’œuvre qui se fait de plus en plus rare une fois l’été terminé.

La mesure la plus frappante consisterait à fixer le début des classes collégiales en septembre plutôt qu’à la mi-août. Cela permettrait d’une part de garder les jeunes à l’emploi quelques semaines de plus, mais aussi de procurer un revenu supplémentaire aux travailleurs-étudiants, qui auraient de plus grands besoins financiers en septembre qu’à la fin des classes au printemps.

À eux seuls, les groupes d’âge de 15 à 24 ans et de 45 ans et plus représenteraient 69 % de la main-d’œuvre totale en tourisme, selon l’association.

Semaines de 47 heures

L’AITQ propose aussi d’assouplir les critères et les délais d’immigration pour les travailleurs temporaires, de donner des incitatifs aux travailleurs plus âgés, d’augmenter la semaine de travail normale à 47 heures ou encore de faire des efforts supplémentaires pour valoriser les métiers liés au tourisme.

« Nous sommes disposés à collaborer activement pour attaquer de front ces enjeux de main-d’œuvre dès le 2 octobre et nous avons des idées concrètes pour y parvenir ensemble », indique dans un communiqué l’AITQ, qui regroupe 44 membres, dont Tourisme Saguenay–Lac-Saint-Jean.