La Parade du jour du Souvenir s’est tenue devant l’hôtel de ville de Saguenay.

Toujours se souvenir

Des centaines de militaires et de civils ont pris part à la Cérémonie du Souvenir, qui se tenait dimanche en fin d’avant-midi devant le Cénotaphe de Chicoutimi, à quelques pas de l’hôtel de ville de Saguenay. L’événement sert à garder vivant le sacrifice des militaires qui ont donné leur vie pour la liberté.

Sur place, sous une faible neige blanche, on retrouvait des membres du Régiment du Saguenay, de la base militaire de Bagotville et du Navire canadien de Sa Majesté Champlain (NCSM). La fanfare du Régiment du Saguenay a marqué le début de cette commémoration qui précède le jour du Souvenir (le 11 novembre). Les musiciens qui déambulaient étaient suivis de nombreux militaires et réservistes, dans une parade qui avait lieu sur la rue Racine.

La fanfare du Régiment du Saguenay a défilé sur la rue Racine.

À la suite des allocutions officielles, des militaires et des vétérans accompagnés de leurs proches ont déposé une quinzaine de couronnes de fleurs sur le monument élevé à la mémoire des personnes mortes à la guerre. Plusieurs élus ont participé à ce rituel, dont la mairesse de Saguenay, Josée Néron, la députée caquiste de Chicoutimi, Andrée Laforest, et le député conservateur de Chicoutimi-Le Fjord, Richard Martel.

Pour l’occasion, quatre jets de flamme jaillissaient de la sculpture imaginée par l’artiste Armand Vaillancourt. Debout face à cette œuvre qui rappelle des fusils lançant des balles, une vingtaine de vétérans de différents corps de l’armée se tenaient immobiles, en respect pour ceux qui ont participé à la guerre sous le drapeau canadien.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a déposé une couronne de fleurs sur le Cénotaphe de Chicoutimi, accompagnée d’un vétéran.

Dans la foule, on retrouvait Alain Tremblay, un vétéran qui a fait carrière pendant 33 ans dans les Forces armées canadiennes. Il a exercé le métier d’ingénieur dans la marine et a passé une bonne partie de sa carrière sur les bateaux.

L’homme qui est maintenant retraité a connu deux guerres dans les années 1990, soit celle du Golfe et de la Somalie. S’il est heureux de ne pas avoir perdu de collègues dans ces conflits armés, il croit qu’il est primordial de se rappeler les efforts et le prix payé par ceux qui partent pour la guerre.

« Grâce à certaines personnes, la plupart du monde a des grosses libertés. Il faut se rappeler que c’est grâce aux personnes qui ont fait le sacrifice ultime que l’on peut apprécier notre mode de vie », indique M. Tremblay.

L’homme qui est aussi président du Club de moto des vétérans du Saguenay déplore que plus le temps passe, plus le sacrifice de ceux qui sont morts pendant les deux guerres mondiales semble lointain. Les commémorations du jour du Souvenir auront toujours leur place, croit-il.

« C’est en train de se perdre, tranquillement pas vite. Il ne faut pas oublier ceux qui ont fait ce sacrifice, jamais. »

Malgré qu’une carrière dans les Forces armées comporte son lot de dangers, Alain Tremblay est fier d’avoir choisi ce métier. « Je suis parti de la maison pour voir le monde et je n’ai jamais regretté. »

De nombreux vétérans étaient présents pour se rappeler de leurs collègues morts au combat.