Un plan spécial de récupération du bois affecté par la tordeuse des bourgeons de l’épinette est prévu dans l’environnement du centre de ski Le Valinouët.
Un plan spécial de récupération du bois affecté par la tordeuse des bourgeons de l’épinette est prévu dans l’environnement du centre de ski Le Valinouët.

Tordeuse des bourgeons: un plan pour récolter le bois au Valinouët

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
La municipalité de Saint-David-de-Falardeau et l’Association des propriétaires du village alpin du Valinouët auraient préféré éviter le plan spécial de récupération du bois affecté par la tordeuse des bourgeons de l’épinette prévu dans l’environnement du centre de ski et vont privilégier les discussions avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) pour obtenir un résultat intéressant dans les circonstances.

D’entrée de jeu, la mairesse de Saint-David-de-Falardeau Catherine Morissette assure qu’il y a en ce moment une excellente collaboration avec les fonctionnaires de l’unité de gestion de Chicoutimi. Lors de l’entretien avec Le Quotidien, la mairesse venait tout juste de s’entretenir avec le chargé de dossier Georges Villeneuve au MFFP pour convenir d’une façon de procéder dans les prochains jours.

La présidente de l’Association des propriétaires du village alpin du Valinouët, Mélissa Audet, souhaite que le MFFP puisse mettre en place des mesures pour diminuer l’impact visuel du plan d’urgence de la tordeuse des bourgeons de l’épinette qui sera réalisé dans l’environnement du centre de ski.

« Le ministère mène en ce moment des rencontres avec des propriétaires du Valinouët. Nous avons convenu d’attendre la fin de ces rencontres pour réunir l’information et nous allons ensuite évaluer ce qu’il est possible de faire. Nous devons dire que le ministère a déjà accepté certains aménagements », insiste la mairesse.

Malgré les impacts visuels de ce projet de récupération de bois, la mairesse considère qu’il est possible de faire les choses correctement. Elle rappelle surtout que dans les circonstances, le ministre a le pouvoir d’autoriser des travaux sans consulter afin de récupérer les arbres qui ont encore une valeur économique.

Vallée des fantômes dans le parc national des Monts-Valin.

« Nous avons eu une expérience au lac Brochet. Les citoyens s’opposaient à la récolte forestière. La récolte a été faite. Les gens sont tout de même satisfaits du résultat puisque le travail a été réalisé correctement. »

La municipalité de Saint-David-de-Falardeau a déjà participé à l’élaboration des mesures d’harmonisation. Il s’agit de discussions préalables à la récolte pour tenter d’éliminer les contraintes pour les utilisateurs du territoire.

Vallée des fantômes dans le parc national des Monts-Valin.

La présidente de l’association des propriétaires du village alpin, Mélissa Audet, aimerait bien que l’on puisse apporter des solutions afin d’améliorer l’aspect visuel de la récolte. Elle a demandé au ministère de présenter des simulations visuelles à partir du sommet des deux montagnes. Elle croit que ce sont ces paysages qui resteront dans l’esprit des skieurs et surtout des visiteurs.

« Nous comprenons qu’il y a une situation qui nécessite une intervention. Nous ne sommes pas favorables à des coupes à blanc. Nous voulons discuter avec le ministère pour avoir la meilleure solution », indique Mélissa Audet.

La tordeuse dans la Vallée des fantômes

La situation au Valinouët n’est pas sans soulever d’inquiétudes pour un autre joyau touristique du Saguenay. La tordeuse fait aussi des ravages dans les limites du Parc de conservation des Monts Valin. La tordeuse a même gagné la Vallée des fantômes en altitude, une zone à haute valeur touristique.

Il est strictement interdit de réaliser des interventions mécaniques dans les limites du parc ou même des arrosages avec un produit biologique. L’épidémie devra prendre fin d’elle-même dans cette zone quand la tordeuse aura fini de dévorer tout le sapin.

Vallée des fantômes dans le parc national des Monts-Valin.