Tordeuse des bourgeons de l'épinette: le PQ dénonce la réduction de la superficie traitée

Anne-Marie Gravel
Anne-Marie Gravel
Le Quotidien
Le porte-parole du Parti québécois en matière de forêts, Sylvain Roy, dénonce la décision du gouvernement de réduire la superficie traitée afin de combattre l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette. Le député de Bonaventure s’explique mal pourquoi le gouvernement veut freiner les efforts de luttes alors que l’épidémie est en progression. 

Sylvain Roy estime que les raisons évoquées par Québec ne sont pas claires et revendique le traitement de toute la superficie prévue alors que la province s’apprêtait à amorcer une année record en matière d’arrosage pour combattre l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette.

Il estime que le fait que le gouvernement ait d’abord évoqué la sécurité des travailleurs, puis un avis scientifique «non validé» démontre plutôt une intention d’effectuer des compressions dans le secteur. 

Il souligne que des efforts ont été faits afin de mettre en place des protocoles sanitaires permettant d’assurer la sécurité des travailleurs. 

«La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies, la SOPFIM, a justifié la semaine dernière un arrêt complet de la lutte contre la tordeuse en invoquant, justement, ces questions de sécurité. Par la suite, le gouvernement a révisé sa position et annoncé que finalement, cette année, 17 % du territoire devant être traité à la base le serait, cette fois en brandissant un avis scientifique affirmant que l’arrosage peut se faire seulement une année sur deux. Ces explications me semblent boiteuses, c’est le moins qu’on puisse dire, a-t-il déclaré dans un communiqué. Ce faisant, 50 M$ de moins seront investis, cette année, dans la protection de notre patrimoine forestier. Cette compression budgétaire se traduira donc, à terme, par de lourdes conséquences pour les centaines de villes et de villages du Québec qui vivent de l’économie forestière, vu la progression constante de l’insecte. »

Le député revendique un changement de cap du gouvernement, évoquant la situation de certaines régions, notamment le Saguenay-Lac-Saint-Jean. 

« Je demande au gouvernement de revenir sur cette décision. Les régions de la Gaspésie, du Bas-Saint-Laurent, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord ne peuvent pas se permettre de laisser l’épidémie détruire les forêts qui constituent le gagne-pain de milliers de familles.» 

Si la décision actuelle est maintenue, 111 500 hectares seront traités cette année, ce qui représenta un peu plus de 1 % du territoire touché.