Après s’être soumis aux tests physiques des Forces canadiennes la veille, les joueurs des Saguenéens et l’entraîneur Yanick Jean ont participé, mercredi, au tir du CF-18.

Tir de CF-18: les Sags coiffent la «Dream Team»

Comme l’a très bien imagé le directeur général de Centraide, Martin Saint-Pierre, quand tout le monde tire dans le même sens, on peut changer les choses. C’est ce qui s’est produit, mercredi après-midi à la Base de Bagotville, alors qu’environ 360 personnes, militaires et civils, ont pris part à la 6e édition du concours de tir à la corde de CF-18.

Une trentaine d’équipes ont accepté de relever le défi cette année, dont une dizaine provenant du monde militaire. Les entreprises qui souhaitaient s’inscrire au défi, lequel impliquait de tirer un avion de chasse sur une distance de 20 mètres le plus rapidement possible, devaient amasser 500 $. Pour les militaires, le montant requis était 150 $.

Le concours a débuté en force avec l’équipe du cabinet du commandant de la base qui affrontait celle des Saguenéens de Chicoutimi. On sait que les membres des Forces sont habituellement des gens en forme, mais quand il est question de prendre de front 10 athlètes de 16 à 20 ans et leur entraîneur, il s’agit d’une autre paire de manches.

Pour la première fois dans l’histoire du défi, des élèves de première secondaire de l’école L’Odyssée-Lafontaine ont pris part au tir de CF-18.

Malgré les encouragements soutenus de la lieutenante-colonelle Annie Malouin, commandante adjointe de la Base de Bagotville, qui agissait en remplacement du commandant William Radiff à titre de capitaine de l’équipe, les membres de la « Dream Team » n’ont pu rivaliser avec les hockeyeurs. Dirigés par Yanick Jean, les Sags ont tout donné pour franchir la ligne d’arrivée en 20,5 secondes. L’équipe de rêve, de son côté, a mis 1,6 seconde de plus pour compléter le parcours. La veille, les joueurs s’étaient soumis aux tests physiques des Forces canadiennes. Un entraînement a aussi eu lieu en avant-midi, avant le tir de CF-18. Malgré tout, ils étaient en pleine forme.

« Hugo Girard devait le faire à lui seul. Nous on a besoin d’être 10 pour le faire ! Blague à part, c’est un honneur d’être ici. C’était spécial, on n’a pas beaucoup d’expérience, c’était la première fois pour nous. Les gens de la base nous ont donné quelques trucs. La relation qu’on a avec eux est extrêmement importante pour nous », a commenté l’entraîneur-chef des Saguenéens de Chicoutimi, Yanick Jean, après le duel d’ouverture.

Pour mettre les choses en perspective, un CF-18 pèse 23 000 livres, ce qui est l’équivalent de 12 véhicules utilitaires sport. La commandante adjointe n’a pas manqué de préciser que la clé du succès repose dans le poids de la charge qui tire l’engin plutôt que dans la force musculaire. Fort est à parier que les élèves de secondaire 1 de la concentration sport-études de l’école secondaire L’Odyssée-Lafontaine en ont profité, eux qui étaient 27 à poser leurs mains sur la corde dans le hangar #7. Ils ont réussi l’exploit en 14,98 secondes, sous un tonnerre d’applaudissements.

Centraide organise cette activité depuis maintenant six ans. Martin Saint-Pierre s’est réjoui de la participation et espérait être en mesure de bonifier les coffres de son organisme d’environ 13 000 $.

« C’est un moment effervescent pour la campagne. Ça donne une autre erre d’aller. L’objectif est d’amasser des sous pour les organismes de la région et c’est une activité de financement importante pour nous. On a un bon nombre d’équipes cette année. Il y a dix ans, on en avait seulement une dizaine », a commenté le directeur général. En 2017, Centraide a réussi à amasser 2,1 millions $, lesquels ont été distribués à divers organismes.

Les Saguenéens agissaient comme invités d’honneur en remplacement de l’homme fort Hugo Girard, investi pour la cause pendant cinq ans. Ils ont fait très bonne figure, estime Martin Saint-Pierre.

Le directeur général de Centraide Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martin Saint-Pierre, a rappelé que l’activité de tir à la corde de CF-18 est très importante pour son organisme en termes de cueillette de fonds.

« On a fait place aux jeunes avec les Sags. Il y a une belle symbolique avec eux », a-t-il fait valoir.