L’Anse-Saint-Jean se démarque parmi les municipalités du Québec avec la présence de 45 fours à pain sur son territoire de 1200 habitants.
L’Anse-Saint-Jean se démarque parmi les municipalités du Québec avec la présence de 45 fours à pain sur son territoire de 1200 habitants.

Tenue du premier Festival du four à pain de L’Anse Saint-Jean

Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Denis Villeneuve, journaliste de l'Initiative de journalisme local
Le Quotidien
La longue fin de semaine de la fête du Travail sera l’occasion pour les gastronomes de découvrir un mode de cuisson ancestrale alors que se tiendra le 5 septembre à L’Anse-Saint-Jean la première édition du Festival du four à pain.

Pour l’occasion, la municipalité, le ministère de la Culture, le comité touristique de L’Anse-Saint-Jean et le Centre culturel du presbytère se sont unis pour organiser et financer cet événement qui allie culture et bon goût, explique Manon Landry, coordonnatrice de l’événement pour le Comité touristique.

Cette dernière explique que l’idée d’organiser le Festival du four à pain est venue du conseiller municipal Richard Perron, qui avait constaté lors de son installation dans la municipalité la présence d’un grand nombre de fours à pain sur les terrains privés. Selon un décompte non officiel, les 1200 citoyens cumuleraient un total de 45 fours à pain privés, le dernier ayant été aménagé sur le terrain du presbytère, il y a tout juste deux semaines, à l’occasion d’un atelier donné par Olivier Tremblay, un boulanger artisanal. Une vingtaine de bénévoles ont alors foulé de leur pied l’argile, la paille et tout le nécessaire à la construction du four.

Mme Landry explique que nos ancêtres construisaient des fours à pain pour cuire leur pain durant la saison estivale principalement. C’est dans les années 1970-80 que la construction des fours à pain est redevenue populaire à L’Anse-Saint-Jean. En 2010, on en comptait environ une vingtaine dans le village. En 2020, il y en a plus de 45, d’où l’idée de mettre en valeur ces éléments patrimoniaux.

En ce qui a trait à la programmation du festival organisé en ces temps de pandémie, Mme Landry mentionne qu’il n’a pas été possible d’organiser un parcours gourmand, mais on pourra néanmoins déambuler dans le village afin de découvrir les 45 fours ou encore consulter la mosaïque avec les photos de chacune des installations au presbytère.

Trois propriétaires identifiés à l’aide d’une affiche au 6, rue des Côteaux, 50 chemin St-Thomas Nord et au 3 rue Côté seront à l’oeuvre de 11h à 15h pour cuire du pain, de la pizza et des pâtés au goût de terroir régional. La dégustation de leurs produits se fera à partir de 16h au presbytère sous forme de pique-nique musical.

D’autres activités ayant pour thème le pain sont prévues, comme l’atelier théorique « tout connaître du pain ou presque », donné par Robert Lamarre, boulanger artisanal, de 10h à 12h30, ou encore l’atelier de cuisson de pain donné par Olivier Tremblay de 13h à 15h30.

Manon Landry précise que les participants à la dégustation prévue de 16h à 19h devront se procurer des coupons au coût de 20 $ par personne en vente au presbytère.

La projection de films documentaires et de films en collaboration avec le Festival Regard, la présence du duo musical traditionnel La Chambarde complètent la programmation. Elle a précisé que pour la tenue du festival, toutes les mesures sanitaires reliées à la distanciation et au nombre de participants devront être respectées.

Le comité touristique anjeannois entend renouveler le festival l’an prochain et même à lui donner une plus grande envergure, selon la coordonnatrice, en discutant avec Petit-Saguenay, qui possède également un bon inventaire de fours à pain privés.

Le maire Lucien Martel prédit que ce nouveau festival, qui s’ajoute au Festival des couleurs et à Grande Ourse (annulés en raison de la COVID) est appelé à un bel avenir même si la pandémie n’a pas permis d’organiser toutes les activités prévues au départ.