Temps supplémentaire: les établissements peuvent embaucher des infirmières

Le système de santé du Québec fonctionne pratiquement en permanence à plus de 100 % de sa capacité. Le ministre Gaétan Barrette admet qu’une telle pression peut avoir un impact sur la santé du personnel, comme c’est le cas à l’hôpital de Chicoutimi depuis les deux dernières fins de semaine, notamment.

La fin de semaine dernière, les gestionnaires de l’hôpital ont été dans l’obligation d’avoir recours à 65 quarts de travail en temps supplémentaire obligatoire pour maintenir les équipes. Le ministre juge que cette situation est loin d’être idéale, mais soutient que les patients dans les lits ont besoin de services et qu’ils doivent être rendus.

Le ministère a autorisé les établissements à embaucher. Par contre, selon les propos du ministre, ce n’est pas aussi simple dans le réseau de la santé en raison des spécificités des soins.

Le ministère, a-t-il expliqué, a fait de la présence au travail une priorité et il espère que les initiatives développées dans les prochains mois pourront permettre d’assurer au personnel un milieu de travail adéquat. Il n’est pas question selon lui d’accepter que les gestionnaires comptent sur le temps supplémentaire obligatoire comme modèle de gestion.

« Si jamais un établissement agit de la sorte, je vais débarquer rapidement », a-t-il insisté, pour répondre aux inquiétudes des syndicats de professionnels qui craignent cette solution qui a un effet dévastateur au sein de leur membre.

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean affiche un taux d’assurance salaire de 10 % dans la catégorie des infirmières. Un tel taux confirme selon le ministre qu’il y a beaucoup de pression dans le système et qu’il doit y avoir des solutions pour améliorer la situation.

Gaétan Barrette est revenu sur un incident survenu à Chicoutimi au cours des derniers jours alors qu’un membre du personnel a administré à une patiente une dose de médicament beaucoup trop élevée. Selon le ministre, la personne qui a commis l’erreur n’était pas en situation de temps supplémentaire. Il a surtout évité de blâmer l’employée et a indiqué qu’il fallait trouver les raisons et y apporter des solutions. Dans le présent cas, de nouveaux équipements avec une technologie plus avancée permettent d’éviter ce type d’erreur et il compte bien en équiper les hôpitaux.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux est confronté à des problèmes de main d’oeuvre à plusieurs niveaux. À titre d’exemple, il subventionne des personnes pour les former au poste de préposé aux bénéficiaires en plus de leur garantir un emploi à la fin de leur formation.