Les paniers de Noël seront différents cette année, mais les organismes espèrent être en mesure de répondre à la demande d’aide alimentaire qui est en hausse.
Les paniers de Noël seront différents cette année, mais les organismes espèrent être en mesure de répondre à la demande d’aide alimentaire qui est en hausse.

Temps des Fêtes difficile en vue pour les organismes

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
La Société de Saint-Vincent-de-Paul ne pourra tenir sa traditionnelle Guignolée des Maisons au Saguenay en raison de la pandémie. L’organisme à but non lucratif compte néanmoins demander le soutien de la population pour venir en aide aux personnes défavorisées.

Habituellement, la Guignolée des Maisons rapporte plus de 300 000 $ à l’organisme. Le président du conseil central de la Société de Saint-Vincent-de-Paul du Saguenay-Lac-Saint-Jean, André L’Espérance, s’attriste de la situation, mais reste positif quant à la campagne de don à l’approche des Fêtes.

« La Guignolée des Maisons, c’est la plus importante partie de notre financement. C’est embêtant parce que les gens sont sensibles à des causes comme la nôtre, mais on ne sait pas. C’est sûr qu’on va avoir plusieurs dons, mais combien ? C’est difficile à dire. On pense que si on est capable d’aller chercher 50 % (du montant récolté habituellement), ce sera une bonne collecte. On n’est pas les seuls à demander des dons. Les gens sont très sollicités. »

Pour amasser ces dons, la Société sera présente seulement à la sortie des épiceries IGA. « Il y aura une boîte pour récolter les denrées et des bénévoles seront derrière des panneaux de plastique pour recueillir des dons en argent. C’est la seule chose qu’on va pouvoir faire », explique M. L’Espérance.

Pour aider à la récolte locale, la Saint-Vincent-de-Paul fera l’annonce de sa campagne à l’échelle provinciale, lundi. « On va faire une Guignolée virtuelle. Les gens vont être invités à faire des dons via la plateforme La Ruche. Ça devrait commencer au début de décembre, comme la campagne locale, mais toute l’information sera disponible à compter de lundi », laisse entendre M. L’Espérance.

Par ailleurs, la Guignolée des Médias annoncera elle aussi les grandes lignes de sa campagne en vue de la période des Fêtes, lundi.

Un manque criant de bénévoles

La zone rouge n’est pas le seul obstacle causé par la pandémie. L’organisme fait également face à un grand manque de bénévoles, notamment parce que la plupart de leurs réguliers sont des personnes plus à risque.

« C’est difficile d’avoir des bénévoles. En temps normal, on les a, mais la grande majorité de nos personnes sont des gens un peu plus âgés et avec la gravité de la situation, ils sont plus réticents et je les comprends. Ça nous force à diminuer les activités, mais les besoins sont toujours là. On ne peut pas s’arrêter », exprime André L’Espérance.

Les travailleurs de rue à la rescousse

Afin de venir en aide aux personnes ayant besoin de paniers de Noël, le Comité de sécurité alimentaire de Chicoutimi, avec le soutien de Moisson Saguenay–Lac-Saint-Jean et des Sociétés de Saint-Vincent de Paul, demande l’aide de la population afin d’amasser des denrées non périssables d’ici le 11 décembre 2020.

C’est le Service de travail de rue de Chicoutimi qui sera l’organisme contact pour recevoir les dons de denrées non périssables. Il désire offrir 500 paniers de Noël cette année.

« En contexte de pandémie, les demandes d’aide alimentaire ne cessent d’augmenter. Quoique différente, la collecte annuelle se déroulera grâce à la concertation de plusieurs organismes du secteur Chicoutimi. Avec votre aide, nous pourrons assurer un temps des Fêtes beaucoup plus joyeux pour plusieurs familles de notre secteur », a souligné la directrice générale du Service de travail de rue de Chicoutimi, Janick Meunier.

Mme Meunier invite aussi les entreprises à se joindre à la campagne et faire des collectes avec leurs employés. «Les entreprises qui désirent amasser des dons et des denrées sont les bienvenues. Encouragez vos employés à organiser différentes collectes et il nous fera plaisir de venir amasser le tout. Population et entreprises, nous avons besoin de vous », conclut Janick Meunier.