Guy Doré apprécie particulièrement la vue du lac, pendant qu’il télétravaille.
Guy Doré apprécie particulièrement la vue du lac, pendant qu’il télétravaille.

Télétravailler au chalet: la pandémie n’a pas que des mauvais côtés

Stéphane Bouchard
Stéphane Bouchard
Le Quotidien
Du jour au lendemain, en mars, plusieurs personnes ont appris ce que le télétravail signifiait. Si l’absence de contact social peut être difficile, gagner sa vie à partir de chez soi fait l’affaire de certains.

C’est le cas de Guy Doré, qui a exercé son métier à partir de son chalet, sur les monts Valins, des premiers jours de la pandémie jusqu’à la mi-août. Encore aujourd’hui, celui qui travaille pour Banque Manuvie ne se fait pas prier pour aller faire des affaires loin de la ville.

«Les masques, la distance de deux mètres quand tu vas à l’épicerie, le fait que les gens changent de bord de rue quand tu les croises, toutes ces choses-là m’ont amené à aller dans le bois, au chalet», indique M. Doré, qui avait tout de même de l’expérience dans le travail à la maison avant que notre vie soit marquée par le coronavirus.

Éloigné de la ville, il a trouvé un endroit propice au calme, où il était possible de ne pas vivre au rythme dicté par la maladie.

Guy Doré fait maintenant sa tournée de clients à partir de son chalet.

«C’est pas mal moins stressant, si tu n’écoutes pas les nouvelles, tu ne penses à rien d’autre qu’à être tranquille, aller prendre des marches, voir le lac... C’est plus facile de garder sa santé mentale et de se reposer», estime-t-il.

Ce contexte lui permettait aussi d’être productif. L’entreprise pour laquelle il travaille interdit les rencontres en personne avec les clients, jusqu’à nouvel ordre. Doté d’une connexion Internet suffisamment rapide, le chalet de M. Doré s’est transformé en bureau.

Se décrivant comme quelqu’un de très discipliné, Guy Doré n’a pas vu de grandes différences au niveau de sa productivité, gardant les bonnes habitudes de travail qu’il avait établies avant le début de la pandémie.

«La différence, c’est que tu as la paix. J’ai le lac en avant, le ponton, je peux aller pêcher le midi. Ensuite tu peux rentrer, faire tes appels, tes réunions.»

Si son employeur le lui permet, une fois que la situation reviendra à la normale, Guy Doré aimerait poursuivre le télétravail en forêt, à raison d’un jour ou deux par semaine.

«La business roule très bien. On a gagné la confiance [des clients] en se parlant au téléphone ou par visioconférence. Moi je peux continuer à occuper le même emploi, tel quel», lance celui qui a vu ses ventes augmenter dans la dernière année, malgré le contexte difficile de la pandémie de COVID-19.