Sylvain Gaudreault estime que le Saguenay-Lac-Saint-Jean doit s’attarder à la consommation de médicaments liés au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

TDAH : un grand défi pour la région

Après la persévérance scolaire et les saines habitudes de vie, Sylvain Gaudreault estime que le Saguenay-Lac-Saint-Jean doit s’attarder à la consommation de médicaments liés au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

« Il faut qu’on se mobilise au Québec, il faut qu’on se mobilise au Saguenay-Lac-Saint-Jean. On a réussi deux grands chantiers dans la région, soit la persévérance scolaire avec le CRÉPAS et Michel Perron et les saines habitudes de vie avec Pierre Lavoie. Le troisième chantier, ce serait de se mobiliser contre la surconsommation de médicaments liés au TDAH », affirme le député péquiste.

Celui qui a proposé la mise sur pied d’une commission parlementaire sur le sujet à l’Assemblée nationale lundi est heureux de constater que le gouvernement est ouvert à sa proposition.

« C’est une bonne nouvelle, le gouvernement a dit oui. On doit maintenant officialiser le mandat. Présentement, la Commission de la santé et des services sociaux se penche sur le projet de loi sur le cannabis. Il ne peut étudier qu’un dossier à la fois », explique-t-il.

En janvier, des pédiatres ont sonné l’alarme contre le Ritalin dans une lettre ouverte.

« J’ai rencontré les pédiatres et ils m’ont montré les chiffres », raconte Sylvain Gaudreault, qui a alors appris que le Saguenay-Lac-Saint-Jean est la région où le plus grand nombre de jeunes consomment des médicaments liés au TDAH.

En 2017, l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) a publié le Portrait de l’usage des médicaments spécifiques au trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) chez les Québécois de 25 ans et moins.

On y révèle que 11,3 % des jeunes de 25 ans et moins de la région ont recours aux médicaments liés au TDAH comparativement à 5,8 % pour l’ensemble de la province. La prévalence du trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) se situe entre 5 et 10 %.

« On aime bien avoir des records au Saguenay-Lac-Saint-Jean, mais pas ce type de records. »

Une deuxième lettre a été rendue publique lundi. Cette fois, le manque d’activité physique et le temps passé devant les écrans sont aussi pointés du doigt par les pédiatres.

« J’ai proposé aux pédiatres de faire une sortie commune pour demander une commission parlementaire. C’est inquiétant et préoccupant. Pourquoi le taux est plus bas à Montréal et plus haut dans les régions, pas seulement au Saguenay-Lac-Saint-Jean ? On essaie de comprendre, mais on n’a pas nécessairement de réponses. C’est une des raisons pour lesquelles ça prend une commission parlementaire. Ça permet d’entendre des spécialistes. »