Hugo Lapointe, directeur et propriétaire de Taxis Unis, accompagné de Raphaël Girard, copropriétaire du Rouge Burger bar et de l’Inter.
Hugo Lapointe, directeur et propriétaire de Taxis Unis, accompagné de Raphaël Girard, copropriétaire du Rouge Burger bar et de l’Inter.

Taxis Unis s’associe à l’Inter et au Rouge pour un service de livraison

Marc-Antoine Côté
Le Quotidien
Le Rouge Burger bar et l’Inter font équipe avec Taxis Unis pour offrir un service de livraison digne des grands joueurs de l’industrie, mais à saveur 100 % régionale.

« La COVID-19 a beaucoup modifié la restauration », lance d’emblée Carl Huth, copropriétaire des deux restaurants. Et puisque le changement force souvent la main à l’innovation, il a approché son voisin de la rue Racine, Taxis Unis, pour adapter ses services en ces temps de pandémie.

C’est pourquoi dès dimanche, des petits plats seront livrés dans un rayon de six kilomètres autour du commerce. L’initiative limitera les contacts entre clients et livreurs au minimum, puisque les paiements se feront au préalable sur la plateforme Web des restaurants.

Cette « période d’incubation », telle que la qualifie Carl Huth, permettra au service d’opérer à raison d’une journée par semaine. Une fréquence qui, tout comme le rayon de livraison, pourrait être revue à la hausse si la demande est au rendez-vous.

Les façons de faire aussi pourraient faire l’objet d’amélioration en cours de route, promet le copropriétaire, alors que toutes les avenues seront explorées pour trouver la meilleure façon de livrer des repas chauds.

« On travaille avec une compagnie pour avoir un emballage spécifique qui va maintenir la température la plus chaude possible, explique-t-il. On travaille aussi au niveau de l’innovation pour les contenants, les contenus. On évalue entre autres l’option des plaques chauffantes pour l’intérieur des autos. »

La rencontre entre les deux restaurants et Taxis Unis en est une des plus naturelles, explique de son côté le directeur et propriétaire de Taxis Unis, Hugo Lapointe. D’abord parce que leurs services trouvent une belle complémentarité dans cette initiative, et ensuite parce qu’ils servent la cause de la région.

« On voulait une innovation pour l’emploi local. On veut que les deux compagnies gardent leurs employés, affirme-t-il. On a peur que peut-être ça devienne plus restrictif au niveau des salles à manger, et nous, les taxis sont dans la rue et ont besoin de faire de la livraison. Chacun a fait son bout de chemin pour essayer de garder nos emplois et faire tourner l’économie locale. »

Quelques joueurs connus de l’industrie avaient déjà approché Carl Huth afin de proposer un service de livraison pour ses restaurants. Mais celui-ci a préféré regarder dans sa propre cour pour mener à bien un tel projet. Ce qui, en plus de garder les retombées économiques en sol régional, améliorera la communication, selon lui.