Lyne St-Georges, membre du comité organisateur du symposium sur le soudage par friction-malaxage, prévoit la venue dans la région d’au moins 200 chercheurs de haut calibre.

Symposium sur le soudage: des chercheurs de partout

La présence à Saguenay du Centre de soudage par friction-malaxage de l’UQAC sera le prétexte pour la tenue, du 26 au 29 juin prochain, d’un symposium technique de calibre international qui rassemblera des experts du monde entier.

Selon Lyne St-Georges, chercheuse et professeure en génie mécanique au Département des sciences appliquées de l’UQAC, entre 200 et 250 chercheurs seront présents à l’Hôtel Le Montagnais, dont dix à quinze provenant du Canada, pour partager leurs connaissances dans ce secteur d’avenir.

Soulignons que le soudage par friction-malaxage est une technologie encore récente qui permet d’effectuer des soudures à l’état solide sans faire fondre le métal. 

Développée à ses débuts par une entreprise de Grande-Bretagne pour la soudure de l’aluminium, la technique s’applique maintenant pour l’acier, l’acier-aluminium, etc. La soudure par friction-malaxage est maintenant une technique employée par de grandes entreprises comme Hitachi, Toyota qui fabrique 1 million de voitures Prius avec cette technique, ou Airbus, qui fabrique son A-380 , explique Mme St-Georges. 

Même si le symposium s’adresse d’abord à des experts, Mme St-Georges croit qu’il est susceptible d’intéresser les industriels de la région soucieux de se familiariser avec la technique. Elle rappelle que le Centre de soudage par friction-malaxage de Chicoutimi travaille déjà avec des entreprises régionales et québécoises pour le développement de prototypes. Le comité organisateur songe à organiser le mardi une soirée échange avec ces industriels en collaboration avec le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). La mairesse de Saguenay, Josée Néron, a accepté de présider la soirée d’ouverture.

Le programme du symposium comprend des chercheurs provenant de la Chine, du Japon, des États-Unis, d’Europe et d’autres grands pays industrialisés. 

Dans la liste figurent des noms régionaux connus comme Nicolas Giguère, Michel et Jean-Denis Toupin, du Centre de métallurgie du Québec et de Construction Proco, qui partageront leur expérience au sujet de la fabrication de la nouvelle passerelle et de son tablier d’aluminium aménagée au dessus de la Petite Décharge à Alma.