Sylvie Petitpas entend plaider coupable pour fraude

La Chicoutimienne Sylvie Petitpas renonce à la tenue de son procès pour une fraude de 60 000$ envers un couple de nonagénaires et entend plaider coupable le 16 février. Elle le fera quelques semaines après que son conjoint et complice, Jonathan Bergeron, ait reçu sa sentence.
Me Jean-Roger Brodeur, avocat de l'accusée, a avisé le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, mardi matin, des intentions de la dame de 35 ans.
Petitpas et Bergeron sont accusés de fraude, de fraude à l'identité et de l'utilisation d'une arme à feu de façon négligente pour des événements qui se sont déroulés durant six mois à l'été 2015.
Un couple de personnes âgées de Chicoutimi avait embauché Bergeron, un individu de 32 ans, pour les aider dans diverses occupations à leur résidence.
L'accusé, client de Me Sylvain Morissette, était parvenu à gagner leur confiance, au point où il a pu obtenir du crédit avec de faux documents, pour voler le portefeuille de son employeur et se faire passer pour une autre personne. La confiance était telle que Bergeron connaissait les numéros d'identification personnelle des cartes de crédit et de débit des victimes.
Le stratagème, qui a duré six mois, a été élaboré par Bergeron avec la complicité de sa conjointe, Sylvie Petitpas.
Les enfants du couple ont découvert le pot aux roses en s'apercevant que le compte de banque des parents ne cessait de se vider. Dans les semaines suivantes, les enfants ont découvert la fraude.
Ils ont pu remarquer que des bijoux et une voiture avaient été dérobés. Ils ont confié leurs craintes à l'enquêteur Charles Parent, de la Sécurité publique de Saguenay. Le dossier a été soumis à Me Karen Inkel, de la Couronne, qui a porté les accusations.
À la suite de l'enquête, les policiers ont pu retrouver des bijoux et le véhicule automobile. Malgré tout, la perte globale aura été de 50 000$ pour le couple de Chicoutimi.
Au cours des dernières semaines, Jonathan Bergeron a enregistré un plaidoyer de culpabilité et doit recevoir sa sentence d'ici la fin du mois de janvier.
Quant au dossier de Sylvie Petitpas, elle devait subir son procès en novembre, mais un problème de santé avec son enfant avait amené le juge à reporter l'audience. Mardi matin, la juge Sonia Rouleau, de la Cour du Québec, devait finalement entendre le dossier, mais Me Brodeur a plutôt fait savoir que sa cliente renonçait au procès et plaiderait coupable.