Sylvie Gaudreault admet avoir été «chamboulée» par la sortie de Jean-Pierre Blackburn.

Sylvie Gaudreault surprise du départ de Blackburn

La conseillère municipale jonquiéroise Sylvie Gaudreault a appris avec surprise le départ de Jean-Pierre Blackburn de la chefferie du Parti des citoyens de Saguenay (PCS) il y a deux semaines. Comme la plupart de ses collègues, elle ne l'a pas vue venir.
« C'est un ami de longue date. Ça fait longtemps qu'on est en politique tous les deux. Mais en politique, tout peut arriver. Il a fait ses choix. En ce sens-là, je le respecte. Je souhaite que notre relation demeure », a déclaré la conseillère membre du PCS, au cours d'un entretien téléphonique. 
Sylvie Gaudreault admet avoir été « chamboulée » par la sortie de Jean-Pierre Blackburn, qui a causé la surprise générale en annonçant sa défection. Le lendemain de sa conférence de presse, celui qui brigue désormais la mairie à titre d'indépendant a à nouveau convoqué les médias pour expliquer les raisons de son départ. Le candidat démissionnaire a soutenu qu'il n'avait pas les coudées franches et que certains individus exerçaient un contrôle unilatéral sur le parti. 
« On a vu la sortie. C'est sûr qu'on reste surpris. Nous sommes une jeune organisation et comme dans toute organisation, il y a place à des ajustements », reconnaît Sylvie Gaudreault, qui dit avoir beaucoup de respect pour son ancien chef, mais qui souhaite maintenant regarder devant, en continuant d'arborer les couleurs du PCS. Avec son collègue Claude Tremblay, Sylvie Gaudreault est codoyenne du conseil de ville de Saguenay. Son homologue de Kénogami a toutefois annoncé qu'il ne serait pas candidat en novembre. 
Redécoupage
La conseillère du district #3 ne croit pas que le redécoupage électoral viendra brouiller les cartes pour elle. 
« Les gens me connaissent et savent quel service je donne. Les gens me disent : ''On veut te garder. Tu nous apportes des choses'' », résume-t-elle. Pour Sylvie Gaudreault, le travail d'équipe est la meilleure façon de faire aboutir des projets. 
« Même avant de créer le parti, on avait une équipe. Travailler ensemble, ça nous donne un appui pour développer des dossiers et des infrastructures [...]. Une élection, c'est une élection. Il n'y a jamais rien d'acquis. Mais j'ai toujours été très présente sur le terrain et même si je perds une partie du centre-ville et que je gagne une partie de Kénogami, je continue d'avancer et je vais faire campagne avec le même entrain », poursuit-elle, ajoutant qu'elle mijote encore plusieurs projets pour Jonquière. 
Deux candidats se présentent dans son district : l'indépendant Michel Thiffault et le porte-étendard de l'Équipe du renouveau démocratique (ERD), Guy Bouchard.
Femmes au PCS 
Au sujet de la candidature annoncée de son nouveau chef, Dominic Gagnon, Sylvie Gaudrault se montre enthousiaste. Elle ne connaissait pas le médecin avant qu'il prenne la gouverne de son parti, mais estime qu'il a les qualités nécessaires pour diriger la Ville.
Cinq candidats sont à trouver pour le PCS en vue du scrutin du 5 novembre. À l'heure actuelle, quatre femmes sont candidates. Sylvie Gaudreault a bien aimé entendre son chef dire qu'il souhaite attirer d'autres candidatures féminines.