La Maison Jean-Eudes-Bergeron enregistre chaque mois un déficit frôlant les 25 000 $.

Survie de la Maison Jean-Eudes-Bergeron: l'annonce se fait attendre

Le déficit se creuse à la Maison Jean-Eudes-Bergeron d’Alma. Si les différents partenaires négocient depuis plusieurs mois pour assurer la survie de cette résidence qui accueille des personnes lourdement handicapées, aucune entente officielle n’a encore été signée.

Menacée de fermeture, au printemps 2017, pour des raisons financières, le milieu et les élus se sont mobilisés pour sauver la résidence. Le changement du statut juridique de la maison, pour qu’elle relève désormais de la Société d’habitation du Québec (SHQ), est la solution retenue. Le gouvernement n’a cependant pas confirmé officiellement cette prise en charge.

« Le travail se poursuit avec les nouveaux acteurs, mais le dossier, de notre côté, est complété. On s’attend à une annonce sous peu », s’est contenté de répondre le président de la résidence, Gilles Bergeron.

En pleine année électorale, il ne serait pas surprenant que le gouvernement choisisse un moment opportun pour confirmer la survie de cette maison. La possible fermeture, rappelons-le, avait fait grand bruit dans les médias au cours de la dernière année. Les citoyens et les résidants ont manifesté pour dénoncer le sous-financement de cette maison.

Malgré un manque à gagner de 25 000 $ par mois, la Coopérative de service à domicile de Lac-Saint-Jean-Est a maintenu les services. Le gouvernement a promis de combler les déficits pour deux mois, soit août et septembre derniers. Les négociations ont cependant pris plus de temps que prévu et la dette doit frôler les 175 000 $. « On nous a promis de combler deux mois. On s’attend à la même chose pour les autres mois, étant donné que ça prend plus de temps à régler. Mais on n’a aucune garantie là-dessus », a admis M. Bergeron. 

La ressource intermédiaire relève encore du ministère de la Santé. En changeant de statut pour devenir un îlot résidentiel, la maison pourra recevoir plus de financement de la SHQ.

La Coopérative opère la résidence intermédiaire depuis trois ans. L’organisation, qui gère également des résidences pour personnes âgées, avait sous-estimé les besoins de ce type de clientèle. Le financement doit grimper de 15 000 $ par résidant pour maintenir les services, selon les calculs avancés par les dirigeants lors de l’annonce de la possible fermeture. 

Des citoyens et des résidants avaient manifesté, au printemps dernier, pour dénoncer la possible fermeture de la maison.