Des citoyens du village de Sainte-Rose-du-Nord s’inquiètent de l’augmentation de la population féline.
Des citoyens du village de Sainte-Rose-du-Nord s’inquiètent de l’augmentation de la population féline.

Surpopulation de chats errants à Sainte-Rose-du-Nord

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Le Quotidien
La population de Sainte-Rose-du-Nord fait face à une surpopulation de chats errants sur son territoire, ce qui n’est pas sans créer des remous chez certains citoyens.

Au cours des derniers jours, le citoyen Étienne Voyer a écrit une missive aux médias pour faire part qu’à l’automne, des citoyens ont contacté la Société pour la prévention de la cruauté contre les animaux (SPCA) pour faire part de leur inquiétude devant la croissance du nombre de félins dans les entourages. L’objectif était de se débarrasser des animaux de façon éthique. Ils ont alors été dirigés vers la municipalité à qui incombe le contrôle des animaux.

Selon M. Voyer, les instances municipales auraient fait preuve d’indifférence et auraient fait part de deux options possibles, soit payer eux-mêmes les 300 $ pour capturer les animaux errants et les envoyer à la fourrière, ou régler le problème en tuant les bêtes de leurs mains, tout en l’informant qu’il n’existe pas de règlement encadrant les chats errants. Il aurait même été évoqué que les chats errants finissent dans une poche de jute coulée dans le fjord ou que l’hiver aurait raison de la population de chats.

Le maire de Sainte-Rose-du-Nord admet qu’il y a beaucoup de chats sur son territoire, mais confie du même souffle qu’il ne s’agit pas d’une priorité pour lui.

D’autres chats à fouetter

Interrogé sur le sujet, le maire Laurent Thibeault reconnaît que le problème existe, qu’il y a beaucoup de chats dans le décor roserain et que la population féline augmente. « Je vois des chats tous les jours sur ma galerie. Il y a des chats. Est-ce une quantité problématique qu’on voit se promener dans le village ? », interroge-t-il.

Il assure toutefois que ni la direction générale de la municipalité ni les élus n’ont émis de directives visant à éliminer les chats errants de façon cruelle en proposant de les tuer soi-même ou en les noyant dans le Saguenay.

Il avoue du même souffle qu’il ne s’agit pas d’une préoccupation majeure pour lui et qu’il a d’autres chats à fouetter avec la préparation du budget municipal qui sera déposé le 14 décembre prochain. Le maire Thibeault ajoute que l’administration devrait enregistrer un surplus budgétaire pour l’exercice 2020.

Du côté de la SPCA, il n’a pas été possible de discuter avec la directrice Claudia Côté, sauf qu’un membre du personnel nous a indiqué qu’habituellement, l’organisme intervient dans les municipalités qui accordent du financement pour obtenir le service.