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Surchauffe immobilière autour de la station de ski du Mont-Édouard

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Le Quotidien
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Le développement de l’hébergement de villégiature autour de la station de ski du Mont-Édouard fait l’objet d’une bulle immobilière découlant d’une certaine pénurie de propriétés disponibles sur le marché de la revente.

C’est le constat que fait le maire de L’Anse-Saint-Jean, Lucien Martel, alors qu’il assiste à une flambée des prix sur le peu de propriétés qui sont mises en vente. Il est question ici de résidences de villégiature et de terrains. « Des maisons se sont vendues plus que le prix demandé. Une notaire est venue me faire signer un contrat et me disait que c’était incroyable ce qui se passait. Une résidence autour d’un lac a été vendue après que trois acheteurs aient soumis des offres d’achat. »

Selon M. Martel, l’un des problèmes que vit actuellement le secteur est la pénurie de terrains en développement. Un groupe d’investisseurs reliés à la famille Pedneault à la tête de Congébec, entre autres, avait démontré de l’intérêt pour acquérir des terrains à l’est du chalet principal détenus par Doris Duchesne, mais s’est désisté au cours de l’automne, a mentionné M. Martel.

Depuis, la station a discuté avec l’entreprise CoolBox pour l’installation de neuf minimaisons sur le deuxième stationnement de la station de ski dans le cadre d’un projet-pilote, ce qui a soulevé du mécontentement parmi les propriétaires de résidences d’hébergement et hôteliers. M. Martel a dit comprendre la situation des propriétaires mécontents en réitérant qu’il s’agit d’un projet-pilote destiné offrir de l’hébergement de type refuge.

« On va voir le résultat de la saison. Certains m’ont dit qu’ils n’étaient pas contents. L’entente signée avec CoolBox est valide jusqu’à la fin du mois d’avril. On va faire l’évaluation et on va consulter les gens d’hébergement. On va prendre une décision en respectant les gens qui ont des bâtiments de villégiature. »

La station de ski du Mont-Édouard a un pouvoir attractif présentement.

En ce qui a trait à l’activité immobilière sur le territoire anjeannois, Me Audrey Gagnon, notaire ayant son bureau à La Baie, confirme qu’il y a beaucoup de transactions sur des maisons et des terrains, tout comme à La Baie d’ailleurs.

Elle observe que lorsqu’il est question de fixer les prix, les valeurs apparaissant au rôle municipal, les valeurs uniformisées, sont toujours largement dépassées par le prix de vente. « En 22 ans de pratique, je peux vous dire que ce sont des choses qu’on voit très rarement. Beaucoup de terrains se sont vendus. J’ai un promoteur qui a vendu tous ses terrains et qui songe à ajouter une troisième phase. C’est surprenant », déclare-t-elle.

Me Gagnon émet l’hypothèse que beaucoup de citoyens de la région ayant quitté il y a plusieurs années sont tentés de revenir s’installer en raison des nouvelles possibilités offertes par le télétravail. D’autres qui voyageaient dans le Sud dans le passé démontrent peut-être un nouvel intérêt pour l’immobilier dans un contexte où les taux d’intérêt hypothécaires ont atteint des niveaux planchers.