L’équipe de l’UQAC a réalisé le jeu Penguin Panic lors du Concours universitaire Ubisoft 2018.

Sur la banquise avec des manchots

Deux équipes représentant l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) participent au Concours universitaire Ubisoft 2018. Pour Maxime Boudreault, étudiant à la maîtrise en jeu vidéo, faire partie d’une de ces équipes lui a permis de se dépasser et de repousser ses limites. « Je voulais tester jusqu’où je pouvais aller », explique-t-il.

Le concours organisé par Ubisoft demande aux étudiants universitaires inscrits de créer un jeu multijoueur dans un délai assez rapide, soit 10 semaines. Les équipes de huit font face à une multitude d’autres contraintes comme le respect de la thématique du concours, Changer le monde. 

Pour l’équipe UQAC-1, composée de huit étudiants à la maîtrise en jeu vidéo, leur jeu Penguin Panic fait référence au réchauffement climatique. « L’histoire est assez simple. Une portion du pôle Nord s’est détachée et des chercheurs découvrent que des manchots essaient de pousser la banquise pour la ramener à son endroit d’origine. Les joueurs sont amenés à être les manchots », raconte le programmeur, Maxime Boudreault. 

Le but du jeu est donc de pousser le glacier à travers de multiples obstacles comme des épaulards qui vont manger vos manchots ou encore des courants marins qui vont faire dévier votre glacier. « Le plus gros défi, c’est vraiment la contrainte de temps. Les joueurs ont un temps précis pour se rendre à la ligne d’arrivée avant que leur glacier ne fonde. Comme dans la réalité, on doit réagir vite », précise M. Boudreault. Le jeu reste quand même ludique, explique le programmeur. « On a même inclus quelques petites choses plus comiques. Par exemple, on peut glisser sur la banquise avec les manchots, ou lancer des boules de neige. »

Les gagnants des neuf prix remis par Ubisoft parmi les 19 équipes seront annoncés le lundi 23 avril. 

« Je ne sais pas comment le jury va pouvoir choisir. On a fait des choix, comme d’avoir un monde avec plus d’exploration, ça va peut-être jouer contre nous. Mais nous sommes tous très fiers de ce à quoi le jeu ressemble au final. Tous les gens qui l’ont essayé l’ont aimé. » Pour Maxime Boudreault, c’est quand même l’expérience qui prévaut. « C’est un défi enlevant qui est vraiment passionnant. Ça nous ouvre plein de portes et nous fait rencontrer plein de gens », raconte M. Boudreault. 

La deuxième équipe

La deuxième équipe de l’université régionale est une collaboration entre l’école des arts numériques de l’animation et du design (NAD) et l’UQAC. 

Quatre membres de chaque école se sont joints afin de créer une seule et même équipe, nommée Burden. L’école NAD est affiliée de façon permanente avec l’UQAC, leur association allait donc de soi.

Chaque équipe avait deux mentors assignés par Ubisoft. Leur travail était d’aiguiller les équipes, de les garder dans le droit chemin. C’est ce que le programmeur pour la jouabilité chez Ubisoft Saguenay, Daniel Bouchard, a fait durant toute la durée du défi. 

« C’est plaisant de voir la relève travailler sur un projet comme ça. On peut en apprendre tellement d’eux et eux de nous. C’est un concours qui est porteur du côté humain et technique », explique-t-il.