Les députés du Bloc québécois Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard.
Les députés du Bloc québécois Alexis Brunelle-Duceppe et Mario Simard.

Subvention salariale : les bloquistes veulent exclure les partis politiques

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Les députés bloquistes du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Mario Simard et Alexis Brunelle-Duceppe ne comptent pas baisser les bras après le rejet par la Chambre des communes, d’un amendement du Bloc visant à retirer la subvention salariale aux partis politiques.

Le Bloc avait déposé un amendement pour exclure les partis du projet de loi C-9 qui vise à prolonger l’aide fédérale jusqu’en juin 2021. Selon eux, les partis ne devraient pas toucher à l’argent destiné aux entreprises et aux organisations à but non lucratif en difficulté en raison de la pandémie. Les libéraux, le NPD et le Parti vert s’y sont opposés.

« C’est évident que des partis ayant accumulé 27 millions $ en dons cette année ne devraient pas toucher l’argent destiné aux entreprises en difficulté et aux organismes à but non lucratif. Aujourd’hui, il y avait une belle occasion de clore ce détournement de programme, mais ce n’est pas la dernière. Les libéraux ont affirmé avoir voté contre notre amendement seulement pour une raison de libellé à la toute dernière minute. Le Bloc Québécois les prendra donc au mot et les a déjà approchés pour convenir d’un libellé qui retire aux partis politiques l’accès à la subvention salariale », a déclaré le député du Lac-Saint-Jean, Alexis Brunelle-Duceppe, par voie de communiqué.

Selon les chiffres fournis par le Bloc québécois, les libéraux auraient amassé 8,6 M$ en dons et les conservateurs, 13 M$. Quant au NPD et au Parti vert, ils auraient obtenu respectivement 3,6 M$ et 2 M$ en contributions de leurs sympathisants.

Du côté de la subvention salariale, le Parti libéral toucherait 210 000 $ par mois, le Parti conservateur 179 000 $, le Nouveau parti démocratique 66 000 $ et le Parti vert 75 000 $.

« Tous les partis ont amplement les moyens de payer leur personnel avec l’argent de leurs donateurs. Des partis se définissant comme progressistes ne justifieront sans doute pas de prendre le pain de la bouche des entreprises en difficulté et des organismes de bienfaisance. Je ne crois pas qu’ils réclament que l’on taxe les élites et le 1 % pour remettre l’argent dans leurs propres poches. Ils auraient sûrement appuyé notre amendement si les libéraux l’avaient fait et je présume qu’ils seront avec nous dans nos prochaines démarches », a ajouté le député de Jonquière, Mario Simard.