Le 21 novembre dernier, la STS a adopté un budget de 25,1 M $ qui prévoit des revenus autonomes de 5,7 M $ provenant surtout des usagers auxquels s’ajoutent des revenus de subventions de 7,6 M $ et la quote-part municipale de 11,5 M $.

STS: Saguenay ajoute 480 000$

Le conseil de Saguenay a dû plonger un peu plus profondément dans sa poche afin de boucler le budget de la Société de transport du Saguenay (STS) pour l’exercice 2018. Lundi soir, l’ajout d’un montant de 480 000 $ à sa quote-part a été voté pour faire face à la hausse du prix du carburant. Pendant ce temps, la mairesse Josée Néron répond aux critiques en demandant aux usagers de faire preuve de patience face à la réorganisation des circuits de transport.

Lundi, Gilbert Talbot, président du comité des citoyens pour l'amélioration du transport en commun au Saguenay, a informé le conseil qu’il s’apprête à faire circuler une pétition auprès des citoyens afin de la présenter à l’Assemblée nationale.

Cette pétition a pour objectif de demander à ce que la Loi sur le développement durable s’applique à l’ensemble des municipalités du Québec. Des investissements massifs dans le transport en commun, afin de favoriser la mobilité durable à Saguenay, et l’accroissement de l’offre de service la fin de semaine devraient être réclamés.

Le 21 novembre dernier, la STS a adopté un budget de 25,1 M$ qui prévoit des revenus autonomes de 5,7 M$ provenant surtout des usagers auxquels s’ajoutent des revenus de subventions de 7,6 M$ et la quote-part municipale de 11,5 M$.

Le président de la STS, Marc Pettersen, a déclaré lundi que le nouveau plan triennal 2019-2023 prévoit des investissements de 31 M$, dont 8,9 M$ pour l’achat de 14 autobus et midibus en 2019. L’aménagement de la station UQAC, dans le cadre du projet Accès libre au coût de 8,5 M$, la station du Grand séminaire, afin de desservir le CIUSSS (3,8 M), ainsi que des voies réservées (500 000 $) sur le boulevard Talbot figurent au plan quinquennal. M. Pettersen a indiqué qu’une grande partie des travaux bénéficient de programmes de subventions pouvant aller jusqu’à 75 % du montant des projets.

En réponse aux critiques soulevées, Josée Néron a mentionné que les changements dans les circuits d’autobus font suite à l’enquête origine-destination réalisée en 2015 par le ministère des Transports. « Il y a eu des changements dans les circuits présents depuis des dizaines d’années. L’étude a permis de constater que les travailleurs du Centre fiscal de Jonquière, de l’UQAC, du CIUSSS et autres établissements partent le matin à 7 h avec leur auto, la stationnent et ressortent à 17 h. C’est une démarche progressive que nous entreprenons pour modifier les habitudes. On l’étendra vers Jonquière pour maximiser les passages sur ces circuits. »

Elle ajoute que le défi pour Saguenay est important puisque le territoire à couvrir est deux fois plus grand que l’île de Montréal avec une population qui se fait vieillissante. L’objectif est de ramener la jeunesse au sein des institutions et leur offrir un choix intéressant, selon elle.

En ce qui a trait aux critiques, Mme Néron souhaite qu’elles soient portées à l’attention de l’administration de la STS dans le but d’apporter des modifications.