À partir de lundi, la STS apporte des modifications à certains de ses circuits.

STS: le circuit 28 retranché, les 38 et 39 bonifiés

La Société de transport du Saguenay (STS) met un terme à son circuit interne 28 à Chicoutimi-Nord. Implanté il y a un an, le trajet, qui faisait la boucle entre différents points de service aux heures de pointe, n'était pas rentable. Avec ces économies, la STS va bonifier sa couverture dans le secteur Arvida.
Le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, annonce la suspension du circuit interne de Chicoutimi-Nord dès lundi. Le service à Arvida sera toutefois bonifié et les autobus 38 et 39 passeront désormais aux demi-heures.
Directeur général de la société, Jean-Luc Roberge confirme que la période d'essai sur la rive nord s'est soldée en échec. L'achalandage n'était pas suffisant pour le maintien du trajet et il sera aboli dès lundi.
«Ça n'a pas fonctionné. C'était une bonne idée d'implanter une desserte ''nord-nord'', mais elle n'a malheureusement pas porté ses fruits. On sait que l'intérêt est là, mais la façon dont on le faisait, ça n'a pas donné les résultats qu'on espérait», explique Jean-Luc Roberge, qui est à la barre de la STS depuis six mois.
Après analyse, les équipes de la STS ont conclu que les besoins en matière de transport en commun n'étaient pas à Chicoutimi-Nord, mais bien à Arvida. Il y a deux ans, la direction a pris la décision d'apporter des changements aux deux circuits existants, le 38 et le 39, en offrant un service aux heures plutôt qu'aux demi-heures. Toutefois, il est rapidement devenu très difficile de satisfaire les besoins des utilisateurs d'Arvida avec cette fréquence et la STS a dû refaire ses devoirs. Donc, à partir de demain, ce sera le retour officiel des boucles aux demi-heures, avec la bonification des circuits. Les secteurs du quartier des Fleurs et du Centre d'hébergement Deschênes, où sera bientôt implantée une maison de soins palliatifs, bénéficieront des améliorations apportées par la STS et des trajets élargis.
«Ce n'était pas toujours facile à Arvida. Le nombre de correspondances était devenu très important à nos deux points de transfert, au rond-point Sainte-Thérèse et au Faubourg Sagamie. Il y avait des clients qui manquaient leurs transferts et il y avait de l'insatisfaction. Il fallait écouter les demandes de nos clients et l'achalandage, dans certains secteurs d'Arvida, faisait en sorte qu'il fallait mieux les desservir», a expliqué le directeur général.
Le directeur des opérations à la STS, Sébastien Boily, précise pour sa part que la bonification du service à Arvida se fait «à coût nul»,  puisque le circuit de Chicoutimi-Nord disparaît.
Le paiement en argent disparaîtra éventuellement
La STS continue de déployer les efforts nécessaires à la poursuite de son virage technologique et à la promotion du transport collectif.
Plusieurs projets sont en cours d'analyse et l'implantation prochaine d'une carte à puces permettant au client de payer un montant qui couvre ses besoins réels en matière de transport plutôt que de se procurer un laissez-passer mensuel pourrait avoir un impact important sur l'utilisation du service. Pour mettre cette technologie en place, la STS s'est inspirée de ce qui a été fait à la Société de transport de l'Outaouais, précurseure en la matière.
«Les gens pourront mettre le montant qu'ils veulent sur leur carte. Ce sera avantageux pour les utilisateurs occasionnels et ça pourrait servir d'incitatif pour ceux qui pensent à l'utiliser. En 2018, les titres en papier (billets) seront éliminés et éventuellement, l'argent comptant disparaîtra aussi», poursuit Jean-Luc Roberge, qui est arrivé en poste avec une vision d'avenir pour le transport collectif et qui entend continuer d'oeuvrer à la bonification des services offerts par la STS.
Selon lui, du travail reste encore à faire pour que Saguenay devienne une véritable «ville intelligente» et des décisions politiques devront être prises pour simplifier le transport en commun et le rendre plus attrayant. Le DG laisse même entendre que les autobus de ville pourraient, dans un avenir pas si lointain, être accessibles plus tard les fins de semaine, particulièrement lors d'événements ponctuels. Le mariage entre vélos collectifs et transport en commun fait aussi partie des projets qui pourraient se retrouver sur la planche à dessin.
«Il faut développer avec nos partenaires et travailler avec la collectivité. Oui, il y a la Ville, mais il y a aussi des organisations où il y a de bons gisements d'utilisateurs, comme l'université, les cégeps, les hôpitaux. Ces organisations doivent aussi se questionner sur leurs propres mesures d'accessibilité», pointe-t-il. À titre d'exemple concret pour favoriser «une meilleure dynamique d'échange», Jean-Luc Roberge signale que le Centre alternatif de déplacement urbain du Saguenay (CADUS) a récemment emménagé à même les locaux administratifs de la STS, rue Bersimis, le tout avec la prémisse de l'unification des forces.