Une démonstration effectuée dans l'atelier d'encartage du Progrès du Saguenay avec un panneau imitant une porte-patio permet de comprendre l'utilisation du « 2upGo ».

Stéphane Lavoie est à la recherche d'un investisseur

Après avoir travaillé pendant six ans à la mise au point d'un chariot sécuritaire pour le transport de portes-patio destinées à faciliter la tâche du personnel de quincailleries, l'inventeur Stéphane Lavoie recherche désespérément un investisseur qui pourrait l'aider à commercialiser son système « 2upGo ».
L'homme originaire de La Baie, ayant une formation de soudeur-assembleur, s'est présenté au Quotidien avec l'espoir de quelqu'un qui lance une bouteille à la mer afin de sauver le fruit de son travail.
Depuis plusieurs mois, M. Lavoie a développé son chariot « 2upGo » qui permet de soulever et déplacer sans effort physique des portes-patio et leur cadre, des pièces vitrées et de grandes dimensions, qui peuvent atteindre un poids de 400 livres. Le chariot à deux roues comporte un système de roulements qui facilite le chargement d'objets tout en demeurant stable en raison de la présence de gardes sur les côtés. Une simple pression du pied suffit pour que la charge soit prête à être déplacée.
Outre des portes-patio, le 2upGo peut aussi transporter, des téléviseurs de grande dimension, des matériaux en feuille, les matelas, boîtes de meubles, les tables de billard ou les rouleaux de tapis. Afin d'améliorer encore son produit, M. Lavoie a développé un support pour boîtes de poids élevé en le répartissant sur six rouleaux additionnels, pour un total de huit.
Besoins
M. Lavoie se dit convaincu que son chariot peut répondre à un besoin dans le secteur du transport, de l'entreposage, des quincailleries, dans les magasins de meubles, etc. « Lors de mes démarches faites auprès des cinq grandes chaînes de quincailleries du Québec, tout le monde a exprimé le besoin de développer un système de déplacement pour les portes-fenêtres. Le déménagement de portes-fenêtres est un risque pour la santé et sécurité du personnel en raison des maux de dos. Il y a des économies à faire en santé et sécurité du travail », affirme l'inventeur. Selon lui, les démonstrations faites auprès des quincailliers ont ravi toutes les personnes qui y ont participé.
Après avoir investi 14 000 $ dans le développement de son prototype, M. Lavoie avoue qu'il est maintenant à bout de ressources financières. Il aimerait bien trouver un partenaire investisseur, un dragon, qui pourrait l'aider à commercialiser son équipement. « Mon but est de créer de l'emploi dans la région. Idéalement, j'aimerais qu'il puisse être fabriqué en aluminium. Si je pouvais réussir à obtenir des commandes, je pourrais avoir l'argent pour développer d'autres équipements ».
Faute de financement nécessaire à la commercialisation et malgré les nombreuses approches effectuées auprès d'organismes d'aide au développement économique, M. Lavoie avoue que le recours au Quotidien pour intéresser quelqu'un est ultime. « Si ça ne fonctionne pas, je range tout ça dans le placard et on n'en parle plus », conclut-il.
Il est possible de visionner le fonctionnement du produit en visitant le site: www.2upgo.com