Statue du Sacré-Coeur : l’emblème patrimonial rendu aux policiers

La statue du Sacré-Coeur, qui trônait dans la salle des délibérations de l’hôtel de ville de Chicoutimi depuis 30 ans, n’y retournera pas. Saguenay a plutôt remis cet emblème religieux à la Fraternité des policiers, le propriétaire original.

Le printemps dernier, la statue avait été retirée de l’édifice de la rue Racine afin d’être restaurée. Les autorités municipales se sont toutefois rendu compte que la facture pourrait être assez élevée afin de lui redonner son lustre d’antan.

Trois possibilités s’offraient alors, soit de l’envoyer au musée, dans une caserne de pompiers ou dans une communauté religieuse.

« Au départ, nous avions pensé la remettre à des organismes qui auraient pu être intéressés à la récupérer. Mais avant de le faire, nous voulions vraiment connaître l’historique de la statue », mentionne Jeannot Allard, directeur des communications de Saguenay.

« Nous avions entendu dire qu’elle appartenait aux pompiers. En effectuant des recherches, nous nous sommes aperçus qu’elle appartenait à l’origine aux policiers de Chicoutimi. Nous leur avons offert la statue et la Fraternité des policiers a accepté de la reprendre », poursuit M. Allard.

Les autorités municipales ont découvert dans les archives de l’ancienne municipalité de Chicoutimi que Marcel Caron, alors président du Syndicat des policiers de Chicoutimi, avait autorisé, en octobre 1980, l’utilisation de la statue du Sacré-Coeur à la salle des délibérations du conseil aussi longtemps que les élus le voulaient.

Il avait aussi mentionné que les policiers souhaitaient la récupérer au moment où la statue devait être sortie de la salle des délibérations.

À la découverte de ces deux documents, la mairesse de Saguenay, Josée Néron a analysé la situation.

« Bien que plusieurs solutions avaient été envisagées, nous sommes aussi d’avis que respecter le voeu du syndicat de l’époque était la meilleure décision à prendre dans les circonstances. Nous sommes convaincus que le syndicat saura préserver cet objet patrimonial avec grand soin », a mentionné Mme Néron.

Du côté syndical, les membres de la fraternité ont été consultés et ils ont pris la décision de récupérer l’objet.

Le président de la fraternité, Luc Gagné, a l’intention de respecter le souhait du syndicat de l’époque et l’organisation devrait déterminer le chemin que prendra la statue afin de préserver la mémoire de ce symbole historique.