Claude Dupuis, directeur Technologie coulée au Centre de recherche Arvida de Rio Tinto, et Louis Bouchard, président de STAS, ont annoncé la conclusion d’une entente de commercialisation de la technologie de filtration compacte avancée.

Stas et Rio Tinto s’entendent

STAS ajoute un nouvel item à son catalogue d’équipements de transformation de l’aluminium en devenant détenteur d’une licence développée par Rio Tinto au début des années 2000 à son Centre de recherche d’Arvida pour la fabrication d’un système de filtration de l’aluminium.

La direction de STAS et son président Louis Bouchard ont annoncé qu’elles ont conclu une entente de commercialisation avec Rio Tinto pour la mise en marché de la technologie de filtration compacte avancée (ACF) . Cette technologie permet de filtrer 90 % des impuretés que l’on retrouve dans l’aluminium avant la coulée finale en lingots, explique Claude Dupuis, directeur Technologie oulée au Centre de recherche.

Le système est installé en amont de la table de coulée. Il filtre l’aluminium en fusion au moyen de dalles de filtration en céramique poreuse utilisant des cartouches filtrantes de 584 mm par 584 mm et des pores de 20 à 70 ppi. L’ACF a la capacité de filtrer jusqu’à 100 tonnes de métal par coulée à un débit d’une tonne métrique à la minute.

Cette étape de la filtration est particulièrement importante pour produire de la feuille d’aluminium destinée à la fabrication de canettes, dont certaines parties n’ont pas plus d’un dixième de millimètre d’épaisseur.

Six systèmes de filtration sont en opération dans les alumineries de Rio Tinto du Saguenay-Lac-Saint-Jean depuis 2004. Il s’agit donc d’une technologie éprouvée avec son système d’amorçage sous vide, son faible coût de fonctionnement et son efficacité de filtration à débit élevé de métal.

Avec cette nouvelle licence en main, M. Bouchard s’attend à commercialiser un à deux systèmes annuellement à l’échelle mondiale. Chaque unité, vendue au prix d’environ 1 M $, demande autour de 2000 heures de travail en recherche et développement, prototypage et mise en production par STAS.

Depuis 30 ans, STAS soutient avoir fabriqué plus de 2000 équipements de transformation de l'aluminium dans une quarantaine de pays. photo Michel Tremblay

Interrogé sur l’intérêt pour Rio Tinto de délivrer une licence de commercialisation à STAS et ainsi rendre disponible la technologie développée aux mains de la concurrence, M. Dupuis a expliqué que le rôle du producteur d’aluminium est de développer des solutions technologiques appliquées, lesquelles sont en constante évolution. En confiant une licence à STAS, cette dernière aura l’opportunité d’améliorer encore le système de filtration qui demeure la propriété de Rio Tinto.

La commercialisation de l’ACF fera l’objet d’une seconde annonce prévue dans les prochains jours à San Diego dans le cadre d’une conférence d’affaires.