L'avenir de l'usine Kénogami de Produits forestiers Résolu (PFR) est assuré pour au moins les dix prochaines années.

Soulagement à l'usine Kénogami

L'avenir de l'usine Kénogami de Produits forestiers Résolu (PFR) est assuré pour au moins les dix prochaines années.
L'entente intervenue vendredi dernier entre la compagnie et le gouvernement du Québec pour la gestion du barrage Jim-Gray s'avère une excellente nouvelle pour les travailleurs de l'usine Kénogami.
Le président du Syndicat des communications, de l'énergie et du papier (CSN), Régis Duchesne, se réjouit que les pourparlers des trois dernières années aient pu aboutir positivement.
«Il ne peut pas y avoir plus positif que ça. Cela va garantir la non-fermeture de l'usine pour la durée du bail signé entre PFR et Québec. Donc pour 10 ans ", mentionne M. Duchesne.
Les quelque 200 travailleurs des différents départements de l'usine pourront donc travailler sans véritablement être inquiétés.
Les dirigeants de l'entreprise se sont aussi engagés à investir plus de 470 millions $ au fil des années pour des infrastructures.
Mais les officiers syndicaux en souhaitent un peu plus. En ce sens, ils ne veulent pas que la pression de l'avenir de l'usine ne repose que sur la performance de la machine numéro 7, la seule qui est toujours en fonction à Kénogami.
«La compagnie s'engage à réaliser une étude, d'ici 18 mois, pour développer de nouveaux produits et ainsi remplacer la machine numéro 6. »
«Présentement, la 7 permet à notre usine d'être rentable. Mais on est condamné à être performant tous les jours. Il ne doit rien arriver de négatif. Ça ne peut pas durer comme ça. Il faut innover et aller vers de nouveaux produits. Et il y a du nouveau à tirer de la fibre. Il y a encore un avenir pour la forêt ", indique le président, qui a vécu la fermeture de l'usine de Port-Alfred au début des années 2000.
Régis Duchesne ne s'oppose pas à ce que le gouvernement permette aux entreprises d'utiliser les ressources naturelles. Mais ça prend quelque chose en retour.
«Je n'ai rien contre ça, bien au contraire. Mais ça prend des emplois intéressants en retour. Ça prend des investissements. Il ne faut pas oublier que nous avons laissé 20 pour cent de nos salaires lorsque la compagnie était sous la protection de la faillite. Ça prend un retour sur tout ça ", conclut le président Duchesne.
Sbegin@lequotidien.com