Interrogé sur les défis à relever en prévision de la prochaine élection, Richard Hébert entend continuer d’assurer une grande présence dans son comté, où il aime bien rencontrer les citoyens.

Sondage Mainstreet: Richard Hébert n’est pas inquiet

Le député libéral de Lac-Saint-Jean et secrétaire parlementaire de la ministre de la Petite entreprise et de la Promotion des entreprises, Richard Hébert, ne s’inquiète pas des résultats du sondage Mainstreet publié jeudi dans Le Quotidien, accordant une avance de seulement 2 % aux libéraux à l’échelle canadienne. Il croit que les conservateurs montreront leur vrai visage durant la prochaine campagne électorale.

En entrevue au Quotidien à neuf mois des élections générales, M. Hébert se sent d’attaque pour briguer de nouveau les suffrages face au Parti conservateur dans Lac-Saint-Jean, « un parti qui est demeuré le même », la preuve en étant que son chef, Andrew Scheer, se qualifie lui-même d’être un Stephen Harper en plus souriant. « L’écart se réduit, mais ça ne se traduira pas par des votes pour les conservateurs. Au Québec, on pense faire bonne figure puisque les gens s’identifient encore beaucoup à M. Trudeau comparativement à M. Scheer. »

Rappelant que les conservateurs ont la réputation de couper dans les programmes, M. Hébert affirme que son parti a mis en place la nouvelle allocation canadienne pour enfants, dont profitent les 18 560 enfants de sa circonscription en recevant un montant supplémentaire annuel de 570 $ visant à les sortir de la pauvreté.

Les nouvelles mesures destinées à ne plus pénaliser les personnes âgées qui veulent continuer à travailler à temps partiel ou encore celles destinées à conserver la main-d’oeuvre étrangère comme celles appliquées pour 75 travailleurs des Serres Toundra sont à mettre à l’actif du gouvernement Trudeau.

Parmi les dossiers qui ont défrayé l’actualité, M. Hébert est conscient qu’une certaine grogne a été soulevée chez les agriculteurs avec la signature du nouvel accord nord-américain de libre-échange qui a fait perdre 3,9 % des parts de marché, s’additionnant aux pertes découlant des signatures d’autres accords. « Le Canada demeure le seul pays qui dispose encore d’un système de gestion de l’offre. Il faut rappeler que le Canada a signé 14 accords de libre-échange avec 51 pays ouvrant la porte à un marché de 1,5 milliard de consommateurs », affirme-t-il.

Il faut reconnaître, selon lui, que de négocier avec le géant agricole américain a été un défi de taille lorsqu’on pense qu’à lui seul, l’État du Wisconsin dispose d’autant de vaches que tout le Canada. « Il y a eu du mécontentement, mais les choses sont en train de se calmer, à la lumière des discussions avec les représentants agricoles de la région », affirme-t-il. Dans son comté, 200 producteurs agricoles sont actifs.

Selon lui, les discussions portant sur les compensations à accorder aux agriculteurs laitiers pourraient atteindre le demi-milliard de dollars, selon les chiffres qui circulent sur la colline parlementaire.

En ce qui a trait aux taxes imposées par le président Donald Trump sur l’acier et l’aluminium pour des motifs de sécurité nationale, M. Hébert affirme que la pression monte chez les voisins américains. La nouvelle taxe a pour effet de faire grimper de 460 $ le coût d’une automobile et les Américains commencent à trouver que ça coûte cher, à l’exemple des taxes qui avaient été imposées sur le bois d’oeuvre pour la construction de maisons. Son travail de secrétaire parlementaire et de membre du comité permanent du commerce international lui a permis d’entendre des entreprises comme Proco, LAR Machinerie et autres sur le sujet.

Interrogé sur les défis à relever en prévision de la prochaine élection, M. Hébert entend continuer d’assurer une grande présence dans son comté, où il aime bien rencontrer les citoyens.