Francyne T. Gobeil candidate libérale à l'élection partielle dans Chicoutimi.

Sondage: L'effet négatif du maire sur Francyne T. Gobeil

La présence du maire Jean Tremblay dans l'équipe de la candidate libérale Francyne T. Gobeil a eu un effet dans la campagne. Mais un effet plus négatif que positif pour la candidate, rapporte le sondage mené par la firme Segma Recherche pour le compte du journal Le Quotidien et Énergie-Rouge FM.
Le fait que la candidate soit une organisatrice de longue date du maire a un impact global négatif de près de 7%. L'impact est particulièrement négatif auprès des boomers (55 à 70 ans) et des diplômés universitaires. Un groupe qui constitue le noyau dur des opposants au maire Jean Tremblay.
«On ne voit pas de contamination entre le provincial et le municipal normalement. Mais là, on le voit clairement, et c'est localisé chez un groupe d'électeurs. On avait d'ailleurs remarqué, au fil des sondages, que les hommes boomers qui sont fortement diplômés s'opposent au maire de Saguenay. C'est une chose que je soupçonnais, mais qu'on n'avait jamais réellement mesurée. Cette catégorie de personnes avait d'ailleurs été surreprésentée dans ceux qui avaient voté pour Paul Grimard de l'ERD dans les dernières élections municipales. Ils sont vraiment opposés à Jean Tremblay, je le vois et ils se manifestent. Et leur haine est presque viscérale», constate le sondeur, Raynald Harvey.
<p>Mireille Jean, candidate péquiste à l'élection partielle dans Chicoutimi</p>
Mireille Jean
Le saut en politique municipale de Mireille Jean, qui s'est présentée contre Jean Tremblay en 2005, a quant à lui un impact global positif de près de 11 points de pourcentage. Et le même noyau composé d'hommes boomers scolarisés se manifeste dans ce résultat. Dans ce cas-ci, ce groupe voit d'un bon oeil son opposition passée au maire Jean Tremblay.
<p>Hélène Girard candidate caquiste à l'élection partielle dans Chicoutimi.</p>
Alcool au volant
Hélène Girard a joué la carte de l'honnêteté en avouant publiquement faire face à des accusations de conduite avec facultés affaiblies. Les électeurs ne semblent pas lui avoir pardonné. Ces accusations ont un impact négatif important sur sa candidature, soit - 35 points de pourcentage sur l'ensemble. Cette perception négative est particulièrement forte chez les 18 à 34 ans.
«Dans le cas de Mme Girard, c'est le chef de parti qui tire fort. Mais elle demeure au troisième rang et un des facteurs qui l'explique, c'est définitivement ces accusations. Elle a fait le pari de la transparence. Mais ça ne semble pas avoir été pardonné. Surtout chez les moins de 34 ans, une population très sensibilisée à l'alcool au volant», remarque M. Harvey.