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Six solutions contre le racisme 
Six solutions contre le racisme 
La coordonnatrice au CAALT et organisatrice communautaire, Gaëlle Petrod, est accompagnée de la coordonnatrice du camp de jour, Alicia Moore Iseroff.
La coordonnatrice au CAALT et organisatrice communautaire, Gaëlle Petrod, est accompagnée de la coordonnatrice du camp de jour, Alicia Moore Iseroff.

Encourager le partage de culture dès le plus jeune âge

Au Centre d’amitié autochtone de La Tuque (CAALT), on multiplie les efforts de prévention de la discrimination et du racisme. Les intervenants font de la sensibilisation aux différences culturelles, et ce dès le plus jeune âge. C’est dans cet esprit qu’on a décidé, l’an dernier, de mélanger autochtones et allochtones au camp de jour les migrateurs.

Le camp de jour a lieu au Centre Sakihikan, un lieu «de rapprochement des peuples» qui favorise l’échange de culture entre les populations autochtone et non autochtone.

Les jeunes, âgés entre 5 et 12 ans, ont l’occasion d’échanger sur leur culture et de faire des activités traditionnelles atikamekw. Ils partagent ensemble des loisirs, du bon temps, et c’est une façon de prévenir les préjugés et «ouvrir leurs horizons».

L’an dernier, les enfants ont eu la chance d’être initiés au Pow Wow avec l’expérience sensorielle mise en place par le Centre Sakihikan. Ils ont rencontré des artistes autochtones. Les jeunes ont aussi vécu des expériences culturelles au Club Odanak et au Domaine Notcimik.

Des ateliers ont également été faits par le CAALT sur le perlage, la fabrication de capteur de rêves et de petits tambours.

La coordonnatrice du camp de jour, Alicia Moore Iseroff et la coordonnatrice au CAALT et organisatrice communautaire Gaëlle Petrod, veulent pousser l’expérience encore plus loin cette année, si le contexte entourant la COVID-19 le permet, en accueillant des aînés autochtones pour faire davantage d’enseignement traditionnel. Cet été, le hasard a fait que le mélange entre allochtone et autochtone se transposera également dans le personnel du camp de jour. Une autre façon de mettre de l’avant le partage de culture.

Les deux responsables soutiennent que la prévention du racisme et de la discrimination passe «par les actions plus que la théorie».

L’expérience a été concluante l’an dernier assez pour qu’on la reproduise cette année. Certains jeunes ont d’ailleurs manifesté un grand intérêt à continuer.