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Des idées pour nos aînés 
Des idées pour nos aînés 
Chaque semaine, un «cornet» volant spécial distribue des gâteries à chaque résident de la Villa Saguenay afin d’apporter un peu de douceur pendant le confinement.
Chaque semaine, un «cornet» volant spécial distribue des gâteries à chaque résident de la Villa Saguenay afin d’apporter un peu de douceur pendant le confinement.

La résidence pour retraités Villa Saguenay adapte ses activités

À la résidence pour retraités Villa Saguenay de Chicoutimi, la COVID-19 perturbe le quotidien, mais elle n’empêche pas de trouver des moyens pour divertir les résidents et adoucir leur confinement.

Au fil des jours, les activités ont été adaptées afin de briser l’isolement tout en respectant les règles en matière de distanciation sociale.

Le traditionnel bingo se fait maintenant par interphone. Les concerts qui avaient lieu tous les lundis ont été déplacés à l’extérieur. Les musiciens se déplacent tout autour de la résidence afin que chacun en profite. Les mercredis, c’est au tour d’un kinésiologue d’en faire autant pour proposer des exercices.

Une fois par semaine, une version toute spéciale du «cornet volant» s’arrête devant chaque porte afin de distribuer des gâteries. «La musique est forte et les gens ouvrent leur porte et dansent avec nous. En échange, on leur remet un sandwich à la crème glacée, un sundae ou du chocolat», explique Dominique Gagné, coordinateur en loisirs qui œuvre dans la résidence depuis 27 ans.

Quatre fois par jour, des promenades autour de la résidence sont organisées en tenant compte des règles de distanciation sociale. Pour plusieurs résidents, cette sortie est nécessaire. 

Des promenades supervisées sont aussi organisées quatre fois par jour autour de la résidence.

«C’est une priorité d’aller dehors puisque pour certains, c’est une bouée de sauvetage. Ça se fait dans le respect des gens et des distances», assure Dominique Gagné.

Une évaluation psychologique de tous les résidents a permis d’identifier une soixantaine de personnes plus vulnérables. Elles reçoivent un «appel de bonheur» de la stagiaire qui devait œuvrer entre les murs de la résidence. «Ça lui permet de faire son stage et elle leur offre du soutien psychologique.»

Chaque famille a aussi été contactée afin de choisir le meilleur moyen d’échanger avec les aînés qui bénéficient d’un encadrement pour utiliser une tablette ou un écran.

Léon Beaulieu, un médecin retraité de 91 ans qui est aussi résident de la Villa Saguenay, met lui aussi la main à la pâte pour atténuer les effets de la crise. «Avant, il allait voir les malades. Là, il effectue une ronde téléphonique des 265 résidents chaque semaine.»