Les ministres Diane De Courcy, Alexandre Cloutier, Pierre Duchesne, Stéphane Bédard, Sylvain Gaudreault et Nicolas Marceau ont fait campagne avec le député sortant de Roberval, Denis Trottier.

Six ministres dans Roberval

Preuve que la bataille est très serrée dans Roberval, le Parti québécois a sorti l'artillerie lourde dans cette circonscription, hier.
Six ministres sortants ont envahi le territoire pour faire campagne et prêter main-forte au député sortant, Denis Trottier, dont l'adversaire est le chef du Parti libéral, Philippe Couillard.
À bord de la caravane du PQ, Nicolas Marceau, Diane De Courcy, Pierre Duchesne, Alexandre Cloutier, Sylvain Gaudreault et Stéphane Bédard ont sillonné différentes municipalités de la circonscription détenue par M. Trottier depuis 2007.
Loin de se sentir menacé par son adversaire, le candidat Trottier a plutôt affirmé que le passage de gros canons dans son fief avait été organisé en guise de solidarité.
«Tout le monde sait que je n'ai pas été élevé peureux. L'une des valeurs essentielles du Parti québécois est la solidarité et on le démontre. Il est entendu que les chefs ne se visitent pas entre eux. Il est tout à fait normal que mes collègues viennent ici. M. Couillard a aussi eu de la visite. Est-ce que ça veut dire qu'il a peur?», a-t-il déclaré. «Un autobus de ministres qui fait le tour des petites municipalités, je n'ai jamais vu ça».
À travers les poignées de mains, de courts échanges et la distribution de signets du candidat, les grosses pointures du PQ ont profité de l'opération pour présenter leur programme, invitant les gens à réélire leur confrère, le 7 avril. Pour eux et comme le veut son slogan de campagne, Denis Trottier est une valeur sûre pour le milieu.
«J'espère que vous allez nous renvoyer Denis Trottier à l'Assemblée nationale. Vous connaissez Denis, c'est un gars de la place, qui travaille pour les gens de la place», a martelé Sylvain Gaudreault.
Sur le terrain, la délégation péquiste a reçu un accueil favorable et convivial. «Je vous aime M. Trottier, mais je n'aime pas Mme Marois», a lancé une électrice rencontrée au centre commercial de Roberval.
Le maire de Roberval, Guy Larouche a profité de cette grande visite pour lui faire part de ses doléances. «Je me suis préparé. C'est rare que l'on a l'occasion de rencontrer tout le monde comme ça», a mentionné le premier citoyen, en sortant sa liste d'épicerie. En tête de liste, il a fait état de l'importance de la relance du Couvent des Ursulines, de l'avenir des installations de la Scierie de Roberval et de l'agrandissement du Palais de justice.
À travers leur tournée, les ministres sortants n'ont pas hésité à écorcher au passage le principal adversaire de M. Trottier, qualifiant Philippe Couillard «d'opportuniste et de personnage difficile à suivre qui se cherche un style».
«Les gens du coin ont un député qui connaît la place et qui défend les gens. De l'autre côté, on sent que le candidat Couillard n'a aucune attache. Il n'est pas enraciné. Il a été candidat dans quatre circonscriptions en quatre élections. M. Couillard est un opportuniste», a insisté Pierre Duchesne. «Écoutez-le comme il le faut M. Couillard. Lorsqu'il parle en français, il ne dit pas les mêmes choses en anglais».
«Les gens vont reconnaître le gars d'ici, implanté, qui a toujours défendu son monde. (...) C'est un porteur de l'industrie forestière. Si l'on a une Charte du bois au Québec, c'est parce que Denis en a parlé constamment», a mentionné Nicolas Marceau.
Après s'être arrêtée à Chambord, Roberval, Saint-Félicien, La Doré, Normandin, Saint-Edmond-les-Plaines et Albanel, la caravane du Parti québécois a terminé sa journée à Dolbeau-Mistassini, à l'occasion d'un grand rassemblement.