Six chasseurs canadiens se rendent en Libye

Six chasseurs CF-18 de la 3e Escadre de Bagotville ont quitté la région hier en direction de l'Europe, afin de prendre part à la mission visant à imposer l'interdiction de vol au-dessus du territoire lybien.
Inutile de dire que c'était le branle-bas de combat sur le site de la base, puisque la participation du Canada à cette offensive n'a été confirmée que jeudi soir, après l'adoption d'une motion par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Moins de 24 heures plus tard, les CF-18 étaient prêts à décoller, de même que deux avions de ravitaillement et deux autres cargos. En tout, ce sont 150 personnes, une dizaine de pilotes, membres du personnel de la maintenance, de la logistique, du soutien au sol et de l'administration, qui sont déployés de l'autre côté de l'océan. Les premiers avions ont décollé sur l'heure du midi.
«Notre destination en Europe n'est pas encore connue, en raison des courts délais entre l'adoption de la motion de l'ONU et l'annonce de notre participation. Nous sommes en mode planification depuis ce temps. Nous décollons et nous devrions savoir, en route, sur quelle destination finale nos appareils seront positionnés», explique le commandant de la 3e Escadre de Bagotville, le colonel Alain Pelletier, à qui a d'ailleurs été confié le commandement de ce contingent.
Selon les informations disponibles hier, il n'y aurait pas d'autres CF-18 du Canada impliqués dans cette mission. Ils se joindront à des avions britanniques et français. Le colonel Pelletier ne pouvait non plus préciser la durée de cette opération, qu'il évaluait cependant en terme de mois.
«Dans ce domaine, il y a des jeux diplomatiques et stratégiques qui entrent en ligne de compte. On sait quand on part, mais on ne sait pas quand on revient. Tout va dépendre de la mission qui va nous être confiée», souligne le colonel Pelletier.
Concrètement, explique le commandant de la 3e Escadre, les CF-18 survoleront le ciel au-dessus de la Lybie afin de s'assurer que des avions militaires ne survolent pas cette zone et n'utilisent pas de l'armement contre le peuple. Du haut des airs, ils seront également à même de signaler des situations problématiques vues au sol, comme des véhicules blindés qui seraient utilisés contre la population.
«Pour le moment, nous avons une mission de surveillance, mais comme les règles restent à définir, un élément offensif pourrait s'ajouter», précise le colonel Alain Pelletier.
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