Sébastien Renaud, le responsable du service de développement international à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Johanne Allard, directrice générale par intérim de la CS des Rives du Saguenay, Manon Tremblay, directrice générale de la Caisse Desjardins de la Rive-Nord du Saguenay, et Denis Guay, directeur général de la Caisse Desjardins de Chicoutimi, ont présenté la nouvelle bourse offerte aux étudiants français en formation professionnelle.

Six bourses de 1000$ pour des Français

Les Caisses Desjardins de Chicoutimi et de la Rive-Nord du Saguenay s’associent à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay pour offrir six bourses de 1000 $ à des étudiants français en formation professionnelle.

« Nous avons établi un partenariat avec Desjardins pour offrir des bourses de mobilité pour les étudiants français. Tout ça s’inscrit dans la foulée des besoins de main-d’œuvre. Nos employeurs nous disent qu’ils manquent de main-d’œuvre », a expliqué le responsable du service de développement international à la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay.

L’annonce a été faite au Centre d’éducation des adultes Laure-Conan en compagnie des directeurs généraux des Caisses Desjardins, Denis Guay pour Chicoutimi et Manon Tremblay pour Rive-Nord du Saguenay. La directrice générale par intérim de la commission scolaire, Johanne Allard, et Patrice Vachon, directeur des communications chez les caisses Desjardins du Saguenay, étaient également présents.

Présentement, la commission accueille 100 étudiants étrangers en formation professionnelle et environ 60 en francisation.

C’est le programme de Protection et Exploitation de territoires fauniques qui est le plus populaire, étant un grand attrait pour les étudiants français. D’ailleurs, environ la moitié des étudiants étrangers proviennent de la France et ils comptent aussi pour environ la moitié des inscrits dans ce programme qui forme des guides pour la chasse et la pêche.

« On veut que ces jeunes-là restent. C’est une belle clientèle pour nos entreprises. C’est autour de 50 % des jeunes qui restent ici. (...) On s’est demandé comment faire pour en accueillir plus. Il nous est venu l’idée d’offrir des bourses », a poursuivi M. Renaud. Il a expliqué que des bourses, offertes par Québec, existent déjà pour ceux en provenance d’autres pays que la France. Toutefois, ces derniers n’ont pas à défrayer leurs frais de scolarité. Ils doivent cependant bénéficier d’un montant d’environ 11 000 $ ou 12 000 $ pour subvenir à leurs besoins.

C’est de là qu’est née la collaboration avec Desjardins. « On pense souvent à l’UQAC, mais que la formation professionnelle soit aussi performante pour les étudiants internationaux, ç’a été un grand aspect de nouveauté pour nous. (...) Ç’a été un coup de cœur de découvrir ce service international », a raconté Patrice Vachon.

De plus, les Caisses Desjardins s’engagent à faire de l’éducation financière auprès des boursiers, pour notamment se familiariser au système québécois. Ça peut se traduire tout simplement, par exemple, par de l’aide pour la première épicerie.

Pour sa part, Denis Guay a ajouté que cette initiative pourrait déboucher sur une plus grande collaboration. « Je suis content du partenariat. Notre communauté a besoin d’attirer du monde. On est à l’an 1 et il y a des petits qui peuvent subvenir de ça », a-t-il laissé entendre. Il a expliqué que ces bourses s’inscrivent dans la continuité des services qui sont offerts aux entreprises.

La bourse est déjà offerte en France et la réponse est bonne jusqu’à maintenant, que ce soit auprès des futurs étudiants ou des maisons d’enseignement partenaires.