Gilles Guay a plaidé coupable à une sixième accusation de conduite avec les facultés affaiblies.

Six ballounes: 12 mois de prison et sept ans sans permis

Le Falardien Gilles Guay écope d'une peine de 12 mois de prison et se voit imposer une interdiction de conduire de sept années. Il a plaidé coupable à une sixième accusation de conduite avec les facultés affaiblies.
L'homme de 60 ans s'est présenté au Palais de justice de Chicoutimi avec sa valise, sachant très bien qu'il ne sortirait pas par la grande porte de l'édifice gouvernemental.
Guay s'est fait prendre le 21 novembre 2016. Il a soufflé des taux de .163 et de .167, soit plus de deux fois la limite autorisée.
Le client de Me Charles Cantin a déjà été condamné en 1981 à Alma, en 1991 à Turner Valley, en Alberta, en 1997 à Chicoutimi, en 2001 à Edmonton en Alberta et en 2004 à Chicoutimi. La dernière fois, il avait été emprisonné durant trois mois et avait reçu une interdiction de conduire de quatre ans.
«Il faut savoir que la conduite en état d'ébriété demeure un fléau social. C'est l'infraction la plus commise. Nous en avons chaque jour au tribunal. Pourtant, il est si facile d'éviter la problématique. Prendre un verre n'est pas interdit, c'est de conduire en état d'ébriété qui l'est. Il suffit de s'organiser», a indiqué Me Sébastien Vallée, de la Couronne.
Les parties ont suggéré une peine commune pour Guay. Le juge Pierre Lortie, de la Cour du Québec, a retranché les trois mois de la thérapie complétée à la maison Caroline-Roy (Estrie), ce qui signifie que l'individu aura à passer neuf mois derrière les barreaux.
«Mon client a vécu une période de désorganisation. Sa mésaventure lui a coûté 20 000 $, car il a perdu son véhicule automobile», a noté Me Cantin.
Avant de rendre la sentence, le juge Lortie a expliqué qu'il y a quelques années, l'alcool au volant n'était pas vraiment pris au sérieux.
«Mais aujourd'hui, ça ne passe plus dans la société. On me dit que vous avez réussi votre thérapie. J'espère qu'elle vous a permis de faire un cheminement et que vous êtes allé à la racine du problème», a conclu le magistrat.