Dans le contexte où la région mise sur le développement de son secteur minier et gazier, Gérald Savard croit qu'il est important de compter sur un service de brise-glaces fiable.

Situation des brise-glaces: Gérald Savard veut rencontrer le ministre

Les difficultés de navigation vécues par le vraquier Rio Tamara, à l'embouchure de la rivière Saguenay, la semaine dernière, incitent le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, à demander une rencontre avec le ministre des Pêches, des Océans et de la Garde côtière canadienne. Dominic Leblanc. Il veut s'enquérir de l'état de situation des brise-glaces dans l'est du pays.
Réagissant au fait qu'un bateau chargé de bauxite ait dû attendre 36 heures avant d'être libéré par un brise-glace venu de la région atlantique, M. Savard rappelle qu'une partie de l'économie du Saguenay-Lac-Saint-Jean est dépendante de l'état du Saguenay en période hivernale.
Dans le contexte où la région mise sur le développement de son secteur minier et gazier avec les projets d'Ariane Phosphate, Black Rock Metal et de GNL Québec pour livrer des milliers de tonnes de matériel à travers le monde, M. Savard croit qu'il est important de compter sur un service de brise-glaces fiable. «Ce n'est pas normal ce qui s'est passé en fin de semaine. Pourtant, il s'agit d'un sujet d'importance pour la région»
La rencontre sollicitée auprès du ministre Leblanc vise à déterminer avec lui quel est l'état des brise-glaces naviguant dans l'est du pays et vise à savoir s'il y a un plan pour renouveler la flotte de ces navires spécialisés qui se fait vieillissante.
Selon lui, les difficultés de navigation sur le Saguenay et dans l'estuaire du Saint-Laurent n'intéressent pas seulement Rio Tinto ou Port Saguenay, dont le directeur Carl Laberge a réagi sur les ondes de Radio-Canada, mais aussi l'ensemble des acteurs économiques régionaux.
Soulignons que la Garde côtière canadienne dispose d'une flotte de 16 brise-glaces dans les eaux de l'est du Canada et de l'Arctique : deux brise-glaces lourds, quatre brise-glaces moyens, huit navires polyvalents et deux aéroglisseurs. 
Selon le Bureau des glaces de la Garde Côtière, la saison 2017 est particulièrement active en raison d'une glaciation importante dans les secteurs de navigation.