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Simon-Olivier Côté a confirmé au <em>Quotidien</em> qu’il ne briguera pas un troisième mandat, aux élections de novembre prochain.
Simon-Olivier Côté a confirmé au <em>Quotidien</em> qu’il ne briguera pas un troisième mandat, aux élections de novembre prochain.

Simon-Olivier Côté tirera sa révérence de la politique municipale

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
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Conseiller municipal du centre-ville de Chicoutimi, Simon-Olivier Côté se retirera de la vie politique municipale. Il s’agit, pour le moment, du seul élu de Saguenay à confirmer son départ de la table du conseil.

Après huit ans de politique municipale, le père de trois jeunes enfants veut maintenant passer plus de temps avec sa famille et se concentrer sur ses entreprises.

« Au départ, c’était un emploi à temps partiel. Mais c’est vite devenu une job à temps plein. Ces années ont cependant tellement été enrichissantes. J’ai eu beaucoup de plaisir à faire ce travail et représenter les citoyens de mon secteur. Mais avec la dernière année, en pandémie, le rôle de l’élu a aussi changé. On voit moins de gens, donc c’est moins intéressant. Et la montée des médias sociaux est aussi un nouvel aspect moins intéressant. Je n’ai plus de temps pour me faire entrer dedans pour rien », laisse tomber le conseiller, en parlant de l’augmentation des commentaires disgracieux sur les réseaux sociaux.

Le centre-ville de Chicoutimi est sans doute l’un des districts les plus complexes à représenter. Le conseiller, qui représente près de 10 000 électeurs, doit aussi composer avec plusieurs commerçants, des institutions et des organismes communautaires. Des acteurs qui ont plusieurs besoins et souvent, différents les uns des autres.

« C’est beaucoup de travail, le centre-ville. C’est un quartier exigeant, au niveau des demandes. Tu n’as pas juste des citoyens. Il y a une forte concentration d’entreprises et d’organismes. Il y a aussi des problématiques sociale et économique. On est très sollicité et on parle d’enjeux complexes. Les personnes qui vont vouloir se présenter sont mieux de savoir dans quoi s’embarquer. Ce n’est pas une job à temps partiel. Et je souhaite que le prochain donne le temps qu’il faut pour ce secteur qui en a besoin », témoigne celui qui voue un amour profond pour ce quartier.

Toujours un peu plus à gauche que bien de ses collègues, du moins sur le plan environnemental, M. Côté admet que sa vision n’a pas souvent été en concordance avec celle de la majorité des élus autour de la table. Des désaccords qui n’ont toutefois pas joué dans sa décision de quitter la politique municipale.


« À certains égards, sur les questions de développement durable, il y avait en effet un écart. Il y a le dossier de la sécurité dans les rues et des piétons, pour lequel j’ai milité longtemps. Je voulais avoir 40 km/h dans les rues de Saguenay. Mais ça n’a jamais fait l’unanimité. On dirait que les gens ne sont jamais piétons. On a du retard comme ville piétonnière. »
Simon-Olivier Côté

« Mais ça, cette vision parfois différente, ce n’est pas un déterminant de mon départ. Ça n’a pas joué dans la balance. J’ai aussi eu, il faut le dire, des vues communes avec des collègues autour de la table. »

Le conseiller municipal, qui a notamment tenu la présidence des comités de suivi du Schéma d’aménagement et du Dévelopement durable, croit aussi que du « sang neuf » ne peut qu’être bénéfique pour la démocratie municipale.

« Je pense qu’il est temps de laisser la chance à d’autres coureurs. La démocratie, il faut que ça bouge, que ça change de visage. Si on est tous conseillers pendant 20 ans, les idées vont rancir », croit celui qui n’exclut toutefois pas un retour en politique dans quelques années.

Au moment d’écrire ces lignes, aucun candidat n’avait encore manifesté son intérêt de se présenter dans le district 8.