Karen Blackburn, Danny Ouellet et Louis-Gabriel Jean ont pris part à un concours de sculpture sur neige à Valloire, en France, cette semaine.

S'illustrer à l'international en sculpture sur neige

Un trio jonquiérois de sculpteurs sur neige s’illustre à l’international. Louis-Gabriel Jean, Karen Blackburn et Danny Ouellet ont récemment raflé la troisième place au festival de Pontebba, en Italie. La semaine dernière, ils ont sculpté à Valloire, en France, lors d’une compétition de prestige qui en est à sa 35e édition cette année. Ils n’ont cependant pas remporté de prix.

Les membres de l’équipe saguenéenne sont de véritables passionnés. Après avoir remporté un concours dans le cadre de Saguenay en neige il y a deux ans, ils ont pu participer au festival de Valloire pour une première fois. C’est à ce moment que le groupe a eu la piqûre pour ce type d’événement. Ces compétitions de haut calibre favorisent l’acquisition de connaissances et permettent aux artistes de se frotter à l’élite mondiale de la sculpture sur neige. 

« L’ambiance est vraiment extraordinaire. Ces compétitions nous permettent de voir du pays et de côtoyer des sculpteurs de partout à travers le monde. On a aussi l’occasion de travailler dans des conditions différentes », a expliqué Danny Ouellet, au cours d’un entretien téléphonique réalisé la semaine dernière. Il déposait alors momentanément son pic pour s’entretenir avec la journaliste du Quotidien, tandis que le capitaine de son équipe, Louis-Gabriel Jean, et la conjointe de celui-ci, Karine Blackburn, continuaient de transformer un immense bloc de neige de 12 pieds par 14 pieds en un château d’or blanc. Le trio a nommé l’œuvre À votre tour.

Comme l’explique Danny Ouellet, n’entre pas qui veut dans le cercle international de la sculpture sur neige, un club sélect réservé aux artistes qui ont fait leurs preuves et qui sont en mesure de se faire valoir grâce à un portfolio bien garni. 

« La compétition est très féroce et le calibre est élevé. C’est dur d’être acceptés et pour nous, juste d’être ici, c’est un prix », précise Danny Ouellet. L’équipe de sculpteurs se démarque par ses lignes droites et géométriques et par son approche cartésienne.

Conditions

Les conditions météo imposent effectivement des défis de taille aux mordus de sculpture puisque le climat tranche parfois magistralement avec celui du Québec au cours des mois de janvier et février. Par exemple, alors qu’une tempête hivernale déferlait sur la Belle Province mardi, sans aucune pitié pour la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, il faisait 5 degrés sur la montagne en Savoie. 

« C’est vraiment doux, la neige est molle et c’est beaucoup plus compliqué. Mais on fait avec ! », a lancé Danny Ouellet, dont le timbre de voix inspirait le plaisir que l’on soutire des activités hivernales en plein air. Pendant la semaine, le mercure a atteint 12 degrés. 

Comme si deux concours de prestige en un même hiver n’étaient pas suffisants, l’équipe jonquiéroise participera à une compétition à Nayoro, au Japon, du 6 au 10 février. Cette fois, Karen Blackburn n’y sera pas. C’est son père, Yvon, qui prendra sa place. Pendant qu’ils s’affairent à sculpter en des lieux bucoliques, les membres de l’équipe ne manquent pas d’immortaliser le processus de création en prenant plusieurs photos et en tournant des vidéos. Les amateurs sont invités à suivre leurs exploits et péripéties sur la page Facebook Sag-Sculpte.